L'aéroport de Saint-Etienne cherche d'urgence son modèle économique
Yann Petiteaux
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Retour à la case départ. Ce vendredi 10 février, le comité syndical du syndicat mixte de l'aéroport de Saint-Etienne Loire a rejeté à l'unanimité la proposition du canadien SNC-Lavalin, unique candidat à la délégation de service public de l'infrastructure implantée sur la commune d'Andrézieux-Bouthéon.
Le dossier de ce dernier n'a convaincu aucune des collectivités membres du syndicat mixte (département de la Loire, Saint-Etienne métropole, Chambre de commerce et d'industrie, communauté d'agglomération Loire Forez et communauté de communes du Pays de Saint-Galmier).
Dans un contexte budgétaire serré, les collectivités membres du syndicat mixte refusent d'alimenter un modèle économique qui leur coûte environ 2,6 millions d'euros de participation financière par an.
Par ailleurs, la méfiance vis-à-vis de SNC-Lavalin est d'autant plus grande que l'entreprise a récemment cédé la totalité de ses actifs français (notamment la gestion de 19 aéroports) au groupe Edeis.
Les élus du syndicat mixte ne remettent pas en question l'utilité de l'aéroport de Saint-Etienne Loire. En revanche, ils sont tous d'accord pour lui trouver un modèle économique viable.
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Le positionnement de l'infrastructure devrait s'orienter davantage vers l'aviation d'affaires. D'ailleurs, le comité syndical a décidé de ne pas renouveler les contrats qui lient l'aéroport aux compagnies low-cost Ryanair (Fès, Porto) et Pegasus airlines (Istanbul). Ces contrats doivent prendre fin en octobre prochain. La raison ? Ils coûtent trop cher aux collectivités : près d'un million d'euros au total en 2016 pour 165 000 passagers. Contribuant à plomber le déficit de l'infrastructure, qui tutoie chaque année les 2,5 millions d'euros.
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Yann Petiteaux
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