Lyon-Turin : malgré le discours rassurant de Macron, des doutes subsistent
Maxime Hanssen
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Macron
Elysée
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A côté du dossier brûlant de la reprise des chantiers navals STX, un autre cas, non moins épineux, était également au menu du sommet franco-italien, ce mercredi, dans la capitale rhodanienne : celui du Lyon-Turin. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la position de la France, au sortir de cette rencontre, n'est pas aussi explicite qu'elle y paraît.
Emmanuel Macron a certes réaffirmé l'engagement de la France dans la réalisation de la ligne ferroviaire de transports de marchandise et de passagers Lyon-Turin. Il a notamment assuré que "nous sommes l'un et l'autre pleinement engagés", tandis que le président du conseil italien Paolo Gentiloni s'est pour sa part félicité que le Lyon-Turin "sorte renforcé" de ce 34e sommet.
Après avoir annoncé à l'été une "pause" des grands projets d'infrastructures - dont le Lyon-Turin - la France a semble-t-il voulu rassurer ses partenaires européens et italiens, alors que des financements européens ont déjà été engagés. Elle paraît désormais apte à réétudier et relancer certains de ces grands projets, comme cette liaison ferroviaire, l'un des projets européens les plus massifs actuellement en élaboration.
Cependant, sur certains points, la copie doit encore être revue. Des doutes subsistent plus particulièrement sur les accès français de ce chantier pharaonique, dont le coût global est estimé à 26 milliards d'euros minimum.
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Une position qui se retrouve dans le texte final de la rencontre franco-italienne. S'il ne mentionne plus cette pause, la France rappelle la "réflexion" en cours sur "les grands projets d'infrastructure" (alors que les assises de la mobilité se déroulent jusqu'au mois de décembre), annonçant même des décisions pour le 1er trimestre 2018. Celles-ci pourraient notamment concerner les modalités de financement français du tunnel international, alors que le flou demeure sur ce sujet. Un sujet sensible alors que la Cour des comptes a estimé, dans un rapport d'août 2016, que l'infrastructure était hors de portée budgétairement.
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Maxime Hanssen