5G à Lyon : SFR dévoile sa stratégie, qui vise d'abord à "désaturer les fréquences 4G"
Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
"Ce n'est que lorsque la 5G sera vraiment installée que nous nous dirigerons vers des applications à usage industriel", explique le délégué régional Centre-Est pour le groupe Altice France, Cyrille-Frantz Honegger.
INTERVIEW. Malgré le moratoire voté en septembre dernier par les élus de la ville, SFR a lancé ce lundi la commercialisation de ses offres 5G à Lyon, après Bouygues notamment. Son concurrent Orange ne s'y était quant à lui pas encore risqué, privilégiant le dialogue avec les municipalités ayant instauré un moratoire. Mais que signifie cette commercialisation sur une technologie encore en plein démarrage ? Etat des lieux du calendrier et des objectifs de ce déploiement, avec Cyrille-Frantz Honegger, délégué régional Centre-Est pour le groupe Altice France.
Cyrille-Frantz Honegger - Il faut tout d'abord rappeler que l'Etat a attribué, fin septembre dernier, les fréquences 5G à travers des contrats de location longue durée aux différents opérateurs, sur une durée de 15 à 20 ans. A partir de ce moment-là, nous pouvions déployer de nouvelles antennes et infrastructures pour porter ces fréquences.
Nous avons souhaité être le premier opérateur à ouvrir la 5G à Nice, qui était aussi la première ville couverte, tout opérateur confondu et nous sommes désormais engagés dans la poursuite de ce déploiement.
La métropole de Lyon se situe parmi les villes importantes pour nous en vertu de sa taille, mais également de notre présence sur ce territoire, puisque nous comptons sur le bassin lyonnais plus de 2.000 salariés et 16 boutiques.
On parle d'une course à la 5G qui démarre depuis quelques semaines au sein des différents opérateurs : pourquoi était-il déterminant de vous lancer avant la fin de l'année ?
SFR et le deuxième opérateur télécom français et il était important pour nous de déployer cette nouvelle technologie. La 5G va en premier lieu nous permettre de désaturer les fréquences 4G, qui connaissent aujourd'hui une explosion des usages.
C'est pourquoi nous avions besoin de nouvelles fréquences, afin de proposer un service de qualité à très haut débit, ainsi que par la suite, dans l'objectif de proposer de nouveaux cas d'usages, qui seront rendus possibles par un débit 10 fois supérieur à celui de la 4G, et qui pourront également servir les entreprises.
Notre directeur général Grégory Rabuel est venu rencontrer le maire de Lyon, afin de lui expliquer notre vision et qu'il puisse aussi nous expliquer la sienne, car nous tenons à développer un lien avec toutes les collectivités, qui sont nos partenaires importants sur des sujets liés au développement de la fibre, et des réseaux télécoms en général.