RE2020 : une carte à jouer pour Neolife, le spécialiste lyonnais de la façade bio-sourcée
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Depuis son lancement, Neolife a déjà vendu plus de 500.000 m² de façades fabriquées à partir d'un process breveté, en se positionnant sur des dossiers techniques, à forte valeur ajoutée.
Le rhodanien Neolife veut apporter sa pierre à l'édifice de la décarbonation de la filière construction. Grâce à sa solution de bardage composée à 85% de fibres de bois naturelles, il compte doubler son chiffre d'affaires sous trois ans. Et ce, même si l'application de la RE2020 vient une nouvelle fois d'être repoussée.
L'entrée en vigueur de la nouvelle réglementation environnementale du bâtiment, la fameuse RE qui n'a plus de 2020 que le nom, a été une nouvelle fois décalée.
Le mois dernier, la ministre du logement Emmanuelle Wargon, a ainsi tranché en faveur d'une mise en application au 1er janvier 2022 et non plus à l'été 2021. Elle concernera d'abord les logements, puis les bureaux et les locaux dédiés à l'enseignement.
Son ambition : diminuer l'impact carbone de la construction, réduire la consommation énergétique des bâtiments et donner la priorité à l'énergie décarbonée.
Un décalage dont ne semble pas prendre ombrage Sébastien Marin La Flèche, le président du directoire de Neolife, qui, pourtant, a tout à gagner de la mise en application de cette nouvelle réglementation visant à verdir les constructions neuves.
"Cette RE2020 est une réelle opportunité pour nous, même si elle est repoussée. Nous allons mettre à profit ce report pour développer notre notoriété, et devenir incontournable lorsqu'elle sera opérationnelle", justifie-t-il.
Doubler le chiffre d'affaires sous trois ans
Créée en 2012 à Champagne-au-Mont-d'Or par le multi-entrepreneur lyonnais Patrick Marché, Neolife se présente aujourd'hui comme le leader français de la façade bio-sourcée. Depuis son lancement, elle a vendu plus de 500.000 m² de façades fabriquées à partir d'un process breveté.
"Nos lames sont issues d'un composite 100% recyclable et incluent plus de 85% de fibres naturelles de bois. Ce bois venant lui-même de rebuts de scieries, utilisant de la matière première produite dans des forêts européennes, gérées durablement. Nous ne coupons donc pas d'arbre", précise Sébastien Marin La Flèche.
"Notre offre actuelle est le résultat de plusieurs années de R&D et de plusieurs millions d'euros d'investissements, où nous avons réussi à créer une matière inerte, à partir d'une matière vivante. Notre procédé nous permet d'offrir les avantages du bois, mais sans les inconvénients", résume-t-il.
Sur un modèle fabless, Neolife sous-traite la fabrication à des plasturgistes de l'Ain, de la Drôme et de l'Isère, ses 17 salariés se concentrant sur la commercialisation et la R&D notamment. Elle vise les dossiers techniques, à forte valeur ajoutée (grands volumes, grandes hauteurs).
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