Quelques jours après les pluies diluviennes qui ont frappé le Rhône et l'Ardèche, l'heure est encore à la désolation. Mais aussi au décompte. Au sud de Lyon, à Givors, près d'un millier d'habitants et 400 habitations sont directement concernées, sans oublier les entreprises. Au total, plusieurs dizaines de millions d'euros pourraient être nécessaires pour financer les dommages, avance prudemment Raphaël Horrein, directeur de cabinet du maire.
Or, ce type d'épisode, d'une intensité qualifiée « d'inédite de mémoire d'habitant », risque de se reproduire.
Ce, en raison de l'artificialisation des sols, qui accélère « l'incapacité des réseaux à encaisser des événements extrêmes », remémore Anne Grosperrin, vice-présidente de la Métropole de Lyon en charge de la ressource en eau.
Afin de lutter contre ce phénomène, les équipes de la métropole ont voté, en 2022, une stratégie dite de la « ville perméable ». Un plan qui vise ainsi à reconquérir tous les espaces urbanisés, en désimperméabilisant pas moins de « 400 hectares à l'échelle du mandat et en déconnectant les eaux pluviales du réseau des eaux usées » pour pouvoir infiltrer l'eau là où elle tombe.