Trois ans après des intempéries et des inondations meurtrières, la vallée de la Vésubie s'est à nouveau retrouvée sous les eaux la semaine dernière. Ce, quelques jours à peine après la destruction du village de la Bérarde en Isère, qui n'a heureusement fait aucune victime. Des événements qui se répètent et se multiplient et dont les conséquences s'avèrent aussi coûteuses économiquement que moralement pour les habitants de ces territoires. Et qui interrogent aujourd'hui sur la capacité des collectivités, des entreprises et des particuliers à s'en prémunir et vivre avec.
La société lyonnaise, qui travaille depuis 2015 sur ces enjeux, vient de terminer le programme d'accélération Environemental Start-up Accelerator de Microsoft à Station F et de s'élancer, dans la foulée, dans sa première levée de fonds en seed, visant un montant de 2 millions d'euros.
Avec son logiciel KRÆKEN, commercialisé depuis 2018, elle a quelques atouts dans sa poche à faire valoir auprès de ses futurs investisseurs et plus de ses clients actuels. Initialement lancée sur la gestion des eaux d'assainissement - afin d'aider les acteurs du secteur à se mettre en conformité avec le décret de 2015 obligeant à réduire la quantité d'eau polluée déversée -, elle se tourne rapidement vers la gestion des risques liés à l'eau et plus précisément : les inondations.
Sa solution : un logiciel de simulation hydraulique en 3D permettant de prédire et visualiser la manière dont l'eau s'écoule en fonction d'un flux d'eau en fonction de sa vitesse sur une surface donnée (ouvrages, terrain, etc).