Le pôle des réformateurs veut se faire entendre
Jean-Baptiste Labeur
Jean-Baptiste Labeur
Difficile d'éviter ce mardi, les allusions au jeu des chaises musicales et des possibles ministrables, l'actualité de la constitution du nouveau gouvernement s'est télescopée avec la 1ère réunion du pôle des réformateurs. Une trentaine de députés, sénateurs, élus locaux PS et intellectuels comme l'économiste Elie Cohen ou la philosophe Monique Canto-Sperber, étaient rassemblés dans un hôtel de la Confluence à Lyon, pour une journée d'échange autour de thèmes comme : « Qu'est-ce qu'une politique de l'offre », sujet propice à hérisser le poil de l'aile gauche du PS.
Naturellement proches de Manuel Valls, ces élus souhaitaient faire entendre l'aile réformiste du PS après un été très « frondeur » et les derniers écarts d'Arnaud Montebourg.
« On est à un moment très particulier » reconnait le député de Paris Christophe Carresche, l'un des co-fondateurs du pôle avec Gérard Collomb.
Dans ce contexte de tension au sein du PS, cette journée apparait comme une riposte aux frondeurs du parti ce que réfute Gérard Collomb :
Les réformateurs, dans un manifeste de 5 pages, publié ce mardi et accessible sur leur site affichent un soutien sans faille à la politique voulue par François Hollande et Manuel Valls avec un seul bémol : « Il aurait fallu dès le début que le gouvernement sache parler d'une seule voix et s'attaque résolument aux causes des difficultés » regrettent ils.
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Dans ce document, ils déclinent aussi toutes une série de mesures nécessaires : réforme de la formation, flexisécurité à la française, décentralisation du système de santé ou encore un système de retraite par points. Avant de souligner que : « Rétablir les marges des entreprises, baisser le coût du travail ce n'est pas faire des cadeaux aux patrons ».
Reste désormais à mesurer, dans la majorité, quelle sera l'influence de ce pôle des réformateurs qui se veut « ouvert sur la société civile ».
Jean-Baptiste Labeur