Le nouvel exécutif de la Métropole de Lyon est désormais en place. 24 vice-présidents et 22 conseillers délégués répartis en sept pôles. Le Plan pluriannuel d'investissement (PPI) sera élaboré d'ici le mois de mai, de même que les politiques de chacun des pôles. L'emploi sera l'une des composantes, avec un pacte d'insertion prévu à l'automne avec les acteurs économiques
L'exécutif de la nouvelle Métropole de Lyon a été présenté ce lundi. Le "gouvernement" de la nouvelle collectivité compte 46 personnes (24 vice-présidents et 22 conseillers délégués) Le nouvel exécutif reprend les compétences de l'ancien Grand Lyon, et celles du Conseil général (insertion, RSA, handicap, etc.) et se découpe en sept grands pôles :
Développement économique, relations internationales, emploi et insertion.
RH Finances, affaires juridiques et vie de l'institution.
Mobilité, déplacements, grandes infrastructures et voiries.
Développement solidaire et actions sociales.
Environnement, qualité de vie, santé.
Développement urbain, politique de la ville et cadre de vie.
Culture, éducation, sport et patrimoine.
"Il ne s'agit pas de coller des politiques cloisonnées, mais d'apporter un élan nouveau en étant transversal et en permettant de mutualiser des moyens", précise Gérard Collomb, président de la Métropole.
Trois grands axes
La collectivité va désormais travailler sur trois grands axes, en particulier le Plan pluriannuel d'investissement (PPI) qui sera élaboré d'ici le mois de mai. Il détaillera la répartition des ressources financières attribuées à chaque pôle. Les arbitrages s'annoncent d'ores et déjà délicats dans un contexte de ressources de l'État en diminution. "Nous avons un problème d'un milliard d'euros en moins", rappelle Gérard Collomb.
Une semaine avant la présentation de ce nouvel exécutif, la question des moyens financiers et de la gouvernance avait précipité la démission d'Olivier Brachet, vice-président du Grand Lyon chargé du logement. Gérard Collomb estime de son coté "qu'avec moins de moyens nous allons montrer que nous pouvons faire plus et mieux", et que le rapprochement entre l'organisme HLM Grand Lyon Habitat et l'Opac du Rhône, "offre de nouvelles perspectives de rationalisation et de mutualisation dans les politiques de logement social".
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Pacte d'insertion avec les entreprises
En même temps que le PPI, les nouvelles politiques métropolitaines seront élaborées pour les pôles. Sur le plan économique, "l'orientation est clairement l'emploi", souligne David Kimelfeld, vice-président délégué à l'économie.
"Nous gardons les leviers du Grand Lyon : attractivité, soutien à la création d'entreprises, R et D, innovation ; mais ce qui change c'est que nous reprenons la compétence insertion du conseil général. Nous pouvons créer une dynamique entre les politiques d'entrepreneuriat et les politiques d'insertions".
Les commissions locales d'insertion de l'ancien département seront déclinées sur le territoire de la métropole. Un pacte d'insertion avec les entreprises sera mis en place en octobre. "Nous devons accompagner davantage les entreprises qui prennent des personnes en insertion", estime David Kimelfeld qui évoque aussi des synergies avec le logement, la santé ou le handicap. Enfin, dernier grand axe : un "pacte métropolitain" avec les 57 communes de la métropole, destiné à cibler les besoins des communes, à définir les mutualisations et les rapprochements potentiels. Dans les trois prochaines semaines, la conférence des maires se mettra elle aussi en place.
>>L'exécutif en détail
>Pôle développement économique, relations internationales, emploi et insertion