Réforme territoriale : en route vers l'Aura
Annie Biar
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Dès la fin juin 2014, quelques semaines après l'annonce par François Hollande de son souhait de voir fusionner l'Auvergne et Rhône-Alpes, les présidents de ces deux régions, respectivement, René Souchon et Jean-Jack Queyranne, ont entamé l'élaboration de ce contrat de mariage.
Une région qui pourrait être baptisée Aura (Auvergne Rhône-Alpes). Les deux présidents ont rapidement établi une feuille de route et mis en place deux comités : l'un réunissant les exécutifs et l'autre les directeurs généraux et directeurs généraux adjoints. Autre structure associée au processus : un comité de suivi composé, dans chaque région, de représentants des groupes politiques, du conseil économique, social et environnemental régional, des chambres consulaires, des universités.
Fin novembre, les deux régions annonçaient « les 10 premières mesures » de leur union. Certaines sont mises en œuvre dès 2015. Ainsi, les entreprises auvergnates auront prochainement accès à des services de la Région Rhône-Alpes que l'Auvergne, compte tenu de sa taille, ne peut leur offrir.
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C'est le cas d'Entreprise Rhône-Alpes International et Innovation (Erai) qui, comme le souligne René Souchon, dispose de « moyens importants et des plates-formes sur l'ensemble des continents. Les PME pourront bénéficier de ces infrastructures, de cette logistique pour conquérir de nouveaux marchés, confronter leurs produits et leurs innovations, s'enrichir de nouvelles collaborations avec des partenaires étrangers. Il s'agit là d'un gain direct, de chances supplémentaires pour l'économie auvergnate ».
Annie Biar