Rhône-Alpes Auvergne: une réalité pour l'enseignement supérieur
Annie Biar
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Il semble que les acteurs de l'enseignement supérieur et de la recherche soient ceux qui ont le plus anticipé la fusion des régions Auvergne et Rhône-Alpes. En 2010, VetAgro Sup, Institut d'enseignement supérieur et de recherche en alimentation, santé animale, sciences agronomiques et de l'environnement, est né de la fusion de l'École nationale vétérinaire de Lyon, de l'École nationale d'ingénieurs des travaux agricoles de Clermont-Ferrand et de l'École nationale des services vétérinaires.
Les principales « grandes écoles » des deux régions sont réunies au sein d'une association. Le numérus clausus de la première année des études de médecine est déjà interrégional, tout comme les directions du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra).
Au 1er janvier 2015, celui-ci a même achevé le rattachement de ses unités rhônalpines à son centre Auvergne-Rhône-Alpes dont le siège reste en Auvergne, sur le site de Theix (Puy-de-Dôme) puisque l'effectif de ce centre est majoritairement auvergnat (750 sur 900).
Le Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes (Clara) qui, depuis l'annonce de la fusion des régions, est souvent cité comme la préfiguration de celle-ci. D'ailleurs, il est le seul des sept cancéropôles dont le territoire est identique à celui de la future région.
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Née en 2004 de la volonté des conseils régionaux d'impulser la mise en réseau des équipes de chercheurs et cliniciens et de permettre des retombées économiques, cette organisation « a rapidement convaincu tout le monde. La complémentarité des équipes et spécialités est une plus-value. Avec entre sept et huit millions d'habitants, nous atteignons la masse critique pour la mise place de projets d'envergure. Notre réseau facilite l'accès de tous les malades à l'innovation. La taille de ce territoire permet les échanges scientifiques sans dispersion géographique », énumère Véronique Trillet-Lenoir, professeur d'oncologie au CHU de Lyon et présidente du comité de direction du Clara.
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Annie Biar