Le premier tour de ces premières départementales a mis en lumière un rebond de la droite républicaine, l'enracinement du FN dans un grand nombre de cantons, associé à un effondrement de la gauche. L'Ain, l'Isère peuvent basculer de gauche à droite. Le Rhône pourrait passer des mains des centristes à l'UMP. L'incertitude plane sur la Drôme. La gauche a bon espoir de garder l'Ardèche.
Les records du FN
Sans atteindre le ras de marée, l'extrême droite réalise ses meilleurs scores à une élection départementale de 19,28 % en Savoie jusqu'à 30,38 % dans la Loire. Le parti de Marine Le Pen affiche des moyennes autour de 26 % à 28 % dans les autres départements.
Le FN confirme son ancrage dans le Nord-Isère, le Beaujolais, dans la vallée du Giers et en périphérie de Saint-Étienne, dans certains cantons de l'Ain et de la Vallée du Rhône. Il réalise une percée dans l'agglomération grenobloise.
Les gros couacs de la gauche
L'actuel président PS du Conseil général de l'Isère, Alain Cottalorda a été éliminé dès le premier tour dimanche, dans son canton de Bourgoin. Une défaite représentative de l'état de la gauche dans le Nord-Isère, éliminée dans tous les cantons du secteur.
Dans l'Ain, le PS et ses alliés encaissent le coup avec quatre élus sortants éliminés dès le premier tour.
Dans le Rhône, le PS est éliminé dans tous les cantons et ne subsiste que dans celui de l'Arbresle.
Il n'y a pas que des bérézinas pour le PS et ses alliés, qui sauvent notamment les meubles en Ardèche. La gauche arrive en tête du total des suffrages en additionnant les divers-gauches. Sauf retournement au 2nd tour, le conseil général devrait rester à gauche.
Dans la Drôme, la gauche résiste également un peu mieux qu'ailleurs. Au second tour en additionnant les divers-gauches, le total des voix atteint dépasse les 39 %, contre 32,8 au total des voix de droite. Une réserve qui pourrait éventuellement permettre à la majorité sortante de conserver le département, mais sans certitude.
Le PS résiste mieux que prévu à Grenoble dans les oppositions avec le Rassemblement citoyen (EELV-Front de gauche).
L'Isère est en mauvaise posture. La gauche est en ballotage défavorable. Le scrutin s'annonce serré.
Le Rhône pourrait passer à l'UMP au 2e tour. La configuration est favorable à la droite qui pourrait remporter 15 sièges dimanche prochain, contre neuf à l'UDI. Ce serait un renversement historique, le département ayant toujours été dirigé par les centristes.
Le suspense réside dans le nombre d'élus que la gauche sera en mesure d'obtenir dans les différentes assemblées. Même chose pour le FN, très haut dans la Loire et la Haute-Savoie.
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La participation a été faible, en moyenne un électeur sur deux ne s'est pas déplacé. Le taux d'abstention le plus élevé a été relevé pour la Haute-Savoie, où 45,4 % des électeurs seulement se sont rendus aux urnes.
Dans le sud de la région, on a été plus civique, ainsi, 55,97 % des Ardéchois ont voté, avec une participation de 53,14 % pour la Drôme. Ailleurs, la moyenne de la participation oscille autour de 48,8 %.