L'agglomération de Saint-Étienne vise le statut de Métropole en 2017
Yann Petiteaux
Yann Petiteaux
Au 1er janvier 2016, la communauté d'agglomération de Saint-Etienne métropole (45 communes, un peu moins de 400 000 habitants) est passée sous le statut de communauté urbaine. Une étape qui doit lui permettre de "peser et faire entendre (sa) voix au sein de la nouvelle région Auvergne Rhône-Alpes", a souligné son président Gaël Perdriau, mardi soir lors de la cérémonie des vœux communautaires. Ce nouveau statut "nous renforce et va nous permettre de faire valoir nos qualités, nos compétences et nos ambitions au sein de la grande région".
Le président de Saint-Étienne métropole (le nom officiel de la collectivité, NDRL) entend ne pas prendre de retard par rapport aux agglomérations voisines : Clermont-Ferrand évolue en effet en communauté urbaine, tandis que le Grand Lyon et Grenoble ont déjà le statut de Métropole.
Mais pour l'élu, ce n'est qu'une étape "car si nous voulons réellement peser demain face aux agglomérations lyonnaise, grenobloise ou clermontoise, il nous faudra évoluer vers le statut de Métropole."
Cet objectif devrait être atteint dès le 1er janvier 2017, quand l'agglomération aura dépassé le seuil requis des 400 000 habitants. Condition qui sera remplie après adoption du nouveau Schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI), lequel prévoit l'arrivée de 16 nouvelles communes au sein de Saint-Étienne métropole.
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Avec le passage en communauté urbaine, Saint-Étienne métropole va assumer de nouvelles compétences jusqu'alors exercées par les communes : voirie, eau potable, instruction des documents d'urbanisme, résorption de l'habitat insalubre, immobilier et foncier professionnels, politique de la ville et de l'énergie.
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Ce nouveau statut devrait également permettre d'accroître mécaniquement la dotation financière annuelle versée par l'État.
Yann Petiteaux