Quand les quotas d'immigration inquiètent l'économie genevoise
Didier Bert
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Le 9 février 2014, les Suisses décidaient par votation d'appliquer des quotas annuels sur l'immigration étrangère. 50,33 % des bulletins valides acceptaient la proposition libellée "Contre l'immigration de masse" avancée par l'Union démocratique du centre (UDC), le premier parti suisse, conservateur et nationaliste, et le seul à avoir soutenu le "oui".
Le Conseil fédéral (le gouvernement suisse, ndlr), bien qu'hostile à cette décision qu'il a trois ans pour appliquer, a commencé à mettre en route ce changement constitutionnel en réduisant le nombre de permis de travail accordés aux non-européens.
Or, l'économie de Genève, très tournée vers l'international, commence à subir l'impact de cette diminution. Dès cet été, le canton de Genève, qui avait voté "non" à 60 % en 2014, a épuisé son quota annuel.
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Genève ne peut donc plus accueillir des profils rares sur le marché international, comme des informaticiens indiens et des avocats fiscalistes américains, qu'elle a l'habitude de faire venir pour combler ses besoins.
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"Cette année, 200 permis étaient disponibles pour Genève alors que les besoins sont de l'ordre de 500 à 1 000 permis annuels, pointe Nathalie Hardyn, la directrice adjointe de la Chambre de commerce, d'industrie et des services de Genève (CCIG).
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