Les ambitions du patron du Medef Loire
Yann Petiteaux
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"Nous sommes arrivés aujourd'hui au constat qu'il est nécessaire de porter un discours simple : pas de société sans économie", martèle Benoît Fabre. Le nouveau président du Medef Loire veut faire passer un message politique auprès des élus et du grand public : "l'économie, ce n'est pas l'ennemi des Français, c'est ce qui permet d'avoir une République qui marche".
Cet Aveyronais de 50 ans, dirigeant de l'entreprise saint-chamonaise Corona Etanchéité (35 salariés, 5 millions d'euros de chiffre d'affaires), ne se positionne "ni à droite ni à gauche" et se place résolument dans le camp des créateurs de valeur. Créateurs qu'il entend bien défendre à la tête du groupement de branches interprofessionnelles.
"La création de valeurs, ce sont les chefs d'entreprise, les salariés mais aussi l'administration qui fonctionne et nous permet de travailler", insiste l'entrepreneur qui fustige dans le même temps "la partie de l'administration qui ne fonctionne pas et représente un coût prohibitif".
Benoît Fabre veut également casser l'image d'un Medef "CAC 40". Chiffres à l'appui : les 1 500 entreprises membres du Medef Loire à travers les différentes branches professionnelles emploient 42 000 salariés. "La plupart sont des TPE/PME qui comptent moins de cinquante collaborateurs et la plupart emploient entre douze et quinze salariés."
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Afin de faire passer les messages du patronat, le nouveau président du Medef Loire compte particulièrement sur la cinquantaine de mandats que possède l'organisation sur la Loire (tribunal de commerce, conseil de Prud'hommes, CAF, Urssaf, CPAM, grandes écoles...).
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