Affaire Chabert : le procureur de la République est saisi
Didier Bert
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Actualisé le 15 février à 13h45
Dans un courrier envoyé ce mercredi au Procureur de la République, Mme Morel-Darleux, conseillère régionale Auvergne Rhône-Alpes (RCES), signale l'article publié par Acteurs de l'économie - La Tribune le 27 janvier, évoquant la possibilité que M. Chabert, conseiller spécial délégué à la Montagne de l'exécutif régional, se soit trouvé en situation de conflits d'intérêts et de prises illégales d'intérêts.
Gilles Chabert est à la fois président de la commission Montagne à la région, mais aussi président du Syndicat national des moniteurs du ski français (SNMSF), qui chapeaute les Écoles du ski français (ESF). Il était aussi administrateur de la Compagnie des Alpes, premier gestionnaire mondial de domaines skiables, jusqu'à l'annonce de sa démission le 31 janvier.
La saisie du procureur de la République intervient alors que Mediapart publie ce jour un article sur un rapport d'inspection qui critique la mainmise de syndicats professionnels sur la formation des professionnels de la montagne. Le rapport souligne notamment la très grande influence de Gilles Chabert sur certains domaines du ministère des Sports, dont la gestion de l'École nationale des sports de montagne (ENSM).
Mme Morel-Darleux avait fait part de son intention de saisir la justice lors de la session plénière de l'assemblée régionale, jeudi dernier, au titre de l'article 40 du Code de procédure pénale.
Cet article de loi mentionne que "toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs."
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Contacté ce mercredi matin en réaction à cette information, le cabinet de Laurent Wauquiez rappelle "que Gilles Chabert a été totalement transparent, que le président a pris les dispositions nécessaires pour éviter tout conflit d'intérêts et que cette action relève de la manœuvre politique visant à faire prolonger la polémique".
Didier Bert
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