Méthanisation : ce projet à 48 millions qui doit permettre au Grand Lyon de multiplier sa production de biogaz par 17 en dix ans
Zoé Favre d'Anne
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Zoé Favre d'Anne
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Avec la crise sanitaire, à laquelle s'ajoute la guerre menée en Ukraine par la Russie, les prix du gaz flambent, et la menace d'un embargo plane. La question de la dépendance de la France vis-à-vis d'autres pays, en matière de gaz, prend donc une toute autre ampleur.
C'est dans ce contexte que la Métropole de Lyon a voté lundi 14 mars une délibération pour valider le projet de construction d'une unité de méthanisation, sur le site de la station d'épuration de Pierre-Bénite (Rhône).
Une équipement similaire a déjà été créé sur le site de la station d'épuration de la Feyssine, sorti de terre en 2018. L'unité de méthanisation de Pierre-Bénite devrait quant à elle voir le jour en 2028.
À lire également
"Cette opportunité de créer une unité de méthanisation a été identifiée lors de l'instauration du schéma directeur de l'énergie, en 2019", rappelle Philippe Guelpa-Bonaro, vice-président de la Métropole délégué au Climat, à l'Energie et à la Réduction de la publicité. "C'est une priorité de développer les énergies renouvelables, comme le biogaz. Il n'y a pas que l'éolien et le photovoltaïque."
A elles deux, les unités de méthanisation de Pierre-Bénite et de la Feyssine devraient produire environ 100 GWh/an à horizon 2032. Actuellement, celle de la Feyssine produit 6 GWh par an.
Le territoire de la Métropole de Lyon compte une douzaine de stations d'épuration, mais "celles de Pierre-Bénite et Saint-Font représentent 80% du gisement de boue méthanisable."
Zoé Favre d'Anne