Implantée au cœur de la région Auvergne Rhône-Alpes dans le Nord-Isère, la plateforme chimique des Roches - Roussillon se pose comme un acteur clé de l'industrie chimique régionale, avec une quinzaine d'acteurs implantés sur 150 hectares. « Nos industriels s'adressent à tous les marchés du consommateur, excepté l'industrie textile, c'est-à-dire à la fois l'automobile, la cosmétique, la pharmacie, les matériaux spéciaux, les silicones, etc », explique Carl Patois, l'administrateur du GIE Osiris.
Née en 1915 à l'origine comme un support à l'effort de la Première guerre mondiale dans le domaine des armes chimiques, son activité s'est depuis réorientée, d'abord vers les activités développées par le chimiste Rhône-Poulenc puis, à compter de 1999 et de la reprise d'une partie des activités du groupe en Rhodia, un virage vers la naissance d'une plateforme chimique gérée par un GIE.
« Les plateformes chimiques françaises sont prises entre deux grandes options : demeurer en gestion par un opérateur unique, ou bien se réunir au sein d'une unité juridique indépendante comme le GIE, qui permet une mutualisation et oblige les actionnaires à assumer une solidarité complète des pertes. C'est un grand avantage dans une période comme celle-ci où les efforts sont faits pour tout le monde, et pour aller dans le même sens », explique Carl Patois.
La constitution du GIE a également favorisé l'émergence, sur place, d'initiatives de décarbonnation engagées depuis 2011 et qui ont marqué un pas supplémentaire l'an dernier, avec les appels à projets France Relance dédiés à la décarbonation, conduisant même la ministre de l'Industrie Agnès Panier-Runacher à se rendre sur le site pour le prendre en exemple, en mai 2021. « Nous sommes encore en train de travailler sur de derniers appels à projets », indique Carl Patois, qui laisse entrevoir de nouveaux projet sà venir.