Emeutes : les collectivités dégainent les unes après les autres leurs aides aux commerces dégradés
Stéphanie Gallo Triouleyre
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Entre 500 et 1.000 commerces auraient été vandalisés en Auvergne-Rhône-Alpes lors des violences de ces derniers jours.
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Emeutes : les collectivités dégainent les unes après les autres leurs aides aux commerces dégradés
En réaction aux dégradations et pillages subis par les commerces, les collectivités locales multiplient les dispositifs de soutien. Les métropoles de Lyon et Grenoble ainsi que la ville de Lyon ont déjà débloqué des enveloppes d’urgence. Elles s’ajouteront au plan de 15 millions d’euros que vient d’annoncer Laurent Wauquiez, le président de la Région.
Les annonces de plans de soutien et subventions se succèdent ces derniers jours pour accompagner les commerces dégradés lors des violentes émeutes qui ont secoué la France à la suite du décès du jeune Nahel. Selon une estimation provisoire de la Région, encore en cours de consolidation, entre 500 et 1.000 commerces auraient été touchés en Auvergne-Rhône-Alpes.
Les plus violentes dégradations s'étant concentrées sur les villes de Lyon (120 commerces dont une trentaine tout ou partie incendiés), de Saint-Etienne (environ 120 commerces dégradés et/ou pillés) et de la métropole grenobloise (une centaine de commerces impactés). Le montant chiffré des dégâts est encore en cours d'évaluation mais il s'annonce très important au vu des pillages et des vols qui se sont ajoutés aux dégradations des vitrines.
A Lyon, Métropole, Ville et Région additionnent leurs aides sur fond de bisbille
A Lyon, la Ville a été la première à dégainer en annonçant le déblocage d'une enveloppe de 500.000 euros, via plusieurs dispositifs. Notamment, 150.000 euros qui seront versés rapidement aux associations de commerçants pour soutenir des animations commerciales et 300.000 euros qui viendront compléter un fonds d'indemnisation de la Région.
Fonds dont la Région n'avait pas encore annoncé la création... ce qui a déclenché l'ire de Laurent Wauquiez. Selon son entourage, la Région n'avait même pas été consultée sur ses intentions à ce sujet.
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Le président LR de la Région l'a fait savoir illico, par retour de communiqué de presse. Les propos de Grégory Doucet n'engageaient que lui et la Région présenterait son propre plan en temps et en heure. Laurent Wauquiez s'est d'ailleurs fendu le même jour d'un courrier adressé au maire EELV de Lyon, avec qui les relations étaient déjà tendues. Dans cette lettre, que la Tribune a pu consulter, Laurent Wauquiez écrit : « Notre ville (Lyon NDLR) est très marquée par cet épisode de violence inouïe. Par les choix que vous avez conduit depuis de nombreux mois, en refusant d'augmenter les effectifs de police municipale, en refusant l'installation de nouvelles caméras de vidéo protection, vous portez une lourde responsabilité dans cette faillite (...). J'espère que pour vous, ces récents événements ont abouti à une prise de conscience ».