Gérard Collomb s'en est allé samedi dernier et les Lyonnais sont en deuil. Le cercueil de l'ancien maire, indissociable de Lyon, est exposé depuis ce lundi midi au sein de l'hôtel de ville où l'édile a exercé pendant presque vingt années non consécutives, de 2001 à 2017, puis de 2018 à 2020 - il était entre temps ministre de l'Intérieur auprès du gouvernement d'Edouard Philippe. Ses obsèques se dérouleront mercredi 29 novembre, à 11 heures, en la cathédrale Saint-Jean, au cœur du quartier historique du Vieux-Lyon (5e arrondissement). Le Président de la République Emmanuel Macron sera présent, ainsi que son prédécesseur François Hollande.
L'élu PS, agrégé de lettres classiques, a longtemps bataillé dans l'opposition avant d'incarner sa ville. Puis de connaître une fin de parcours délicate marquée par sa défaite aux municipales de 2020.
«Cette ville, j'ai mis vingt ans à la conquérir, vingt ans à la transformer, on ne la quitte pas comme ça», déclarait-il en 2020 pendant cette campagne électorale marquée par son alliance avec la droite entre les deux tours.En s'effaçant derrière le candidat LR à la métropole, il évoquait à la fois « un déchirement » et « une libération ».
Depuis, son successeur écologiste, Grégory Doucet, a pris la suite de celui qui était notamment surnommé « le baron ». Instigateur et premier président de la Métropole de Lyon en 2015, Gérard Collomb a en effet marqué la ville et l'agglomération du Rhône par son implication dans l'ouverture économique et culturelle de la capitale des Gaules. Il « est et restera intimement lié à l'histoire de Lyon », a ainsi déclaré samedi soir Bruno Bernard, actuel président de la Métropole. Pour Georges Képénékian, son premier adjoint à partir de 2014, « Gérard a dédié sa vie et son action à Lyon qu'il aimait tant. Exigeant et sensible aux autres, avec son énergie, sa vision et sa passion de notre cité, il a transformé la ville ». A commencer par de grands projets urbanistiques, lui qui portait l'ambition et le rayonnement d'une ville, au-delà des frontières.