Présidentielle 2017 : ces chercheurs testent des modes de scrutin alternatifs
Yann Petiteaux
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L'UMP soupçonne Hollande de programmer le scrutin proportionnel
reuters.com
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L'UMP soupçonne Hollande de programmer le scrutin proportionnel
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Donald Trump a remporté le scrutin présidentiel américain contre Hillary Clinton alors que celle-ci avait plus de 2 millions de suffrages d'avance. Ce paradoxe récent est l'un des nombreux exemples démontrant l'importance du mode de scrutin dans le résultat d'une élection. "En fonction du système de vote utilisé, on peut ne pas élire le même président", résume Stéphane Gonzalez, enseignant-chercheur en économie au sein du laboratoire Groupe d'analyse et de théorie économique (GATE Lyon Saint-Etienne - CNRS).
Ce spécialiste de la théorie des jeux fait partie des rares économistes qui interrogent scientifiquement les outils de la démocratie et expérimentent des modes de scrutin alternatifs. Les résultats de ces travaux seront présentés au grand public le 28 avril à l'université Jean-Monnet (Saint-Etienne) au cours d'un cycle de tables rondes intitulé "Comment construire les outils démocratiques de demain ?".
Le scrutin à deux tours qui va permettre aux Français d'élire le (la) futur(e) président(e) de la République n'est pas exempt de paradoxes.
L'un des principaux écueils du système français est le poids du vote "utile" qui joue en défaveur des petits candidats.
Les chercheurs en économie du laboratoire GATE expérimentent des modes de scrutins qui permettent de limiter ce genre de paradoxe. C'est le cas du vote par approbation, qui consiste pour l'électeur à se prononcer pour ou contre chacun des candidats. "Ce mode de scrutin donne une meilleure représentation des rapports de force au sein de l'opinion", souligne Stéphane Gonzalez.
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Il est également possible de demander aux électeurs d'attribuer une note à chaque candidat et d'élire celui qui aura obtenu la meilleure moyenne. Ou encore, dans le cadre de l'élection d'une assemblée, de réserver des sièges vacants en fonction du pourcentage de votes blancs. Les possibilités sont multiples. Certaines sont actuellement testées en ligne par une autre chercheuse du GATE, Antoinette Baujard.
Yann Petiteaux