Gérard Collomb place Beauvau : quelles conséquences politiques à Lyon ?
Maxime Hanssen (avec MAD)
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Maxime Hanssen (avec MAD)
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
La nomination de Gérard Collomb au ministère de l'Intérieur, actée ce mercredi, entraînera des changements au sein des institutions locales. L'édile lyonnais a annoncé renoncer à ses mandats exécutifs locaux lors de la passation de pouvoir, ce jour, place Beauvau. Il était à la fois maire de Lyon et président de la métropole lyonnaise, des postes difficiles à cumuler avec un maroquin ministériel aussi exigeant que celui de l'Intérieur.
Mais cette décision n'était pas obligatoire d'un point de vue légal, car même si la loi de non-cumul des mandats est en vigueur depuis le 31 mars, le statut particulier de la Métropole de Lyon lui permettrait de conserver la présidence de cette collectivité communautaire et son poste de sénateur jusqu'en 2020.
Quoi qu'il en soit, les contraintes de ce nouveau poste ministériel vont engendrer un renouvellement des visages, du moins au niveau de la présidence de la métropole et de la ville de Lyon. Alors que Gérard Collomb avait annoncé au mois de septembre 2016 la probable succession de David Kimelfeld à la mairie centrale, ce dernier - également maire du 4e et 1er vice-président de la métropole de Lyon, en charge de l'économie- serait pressenti à la présidence de métropole de Lyon. "Ce dauphin" qui a annoncé ce mercredi son départ du PS après les législatives - il est également premier secrétaire fédéral du parti -, a toujours suivi la "ligne Collomb". Proche de l'édile lyonnais, il s'inscrit dans la même philosophie politique et économique que Gérard Collomb et l'a suivi dans son aventure avec Emmanuel Macron.
À lire également
Sa nomination - qui doit être votée en conseil métropolitain - peut certes apparaître comme une évidence, mais elle n'est cependant pas encore actée. En vieux briscard de la politique, le nouveau ministre de l'Intérieur avait réussi - grâce à son habilité politique et son expérience - à composer une majorité au conseil métropolitain en ouvrant au centre et à droite, notamment en s'alliant avec le groupe Synergie. Cette alliance pourra-t-elle tenir avec David Kimelfeld, alors que certains lui reprochent son manque de charisme ?
Maxime Hanssen (avec MAD)
Budget de l'aéroport de Saint-Étienne : les opposants enfoncent le clou et saisissent la justice
Transport de marchandises : le service de ferroutage entre la France et l'Italie vacille
Congé parentalité : à Grenoble, la bataille juridique mènera jusqu'au Conseil d'Etat
TPE-PME : les experts-comptables évoquent le spectre d'une récession en Auvergne-Rhône-Alpes