Métropole grenobloise : un nouveau scrutin très attendu, à valeur de test
Marie Lyan
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Dans la capitale des Alpes, la métropole n'a pas encore de vice-présidents. Car à l'issue d'un premier conseil communautaire haut en couleurs, qui a vu s'affronter le camp de l'ex-président sortant, Christophe Ferrari (ancien élu PS), au camp du maire écologiste Eric Piolle, les onze heures de débats n'avaient pas suffi à réparer la scission du bloc majoritaire de gauche. Ni à élire ses vice-présidents, comme le prévoit le Code des collectivités territoriales. Résultat ? Le président, réélu de justesse à l'issue de trois tours d'un scrutin sous haute tension, avait fait le choix de nommer provisoirement, quelques jours par plus tard et sur décret, huit "conseillers délégués", dont le rôle devait être d'assurer les affaires courantes durant la période estivale.
"Ces candidats étaient membres des deux groupes qui ont porté ma candidature, à savoir la composante Actes, apparentée de centre gauche, et le groupe NMC, qui regroupe les petites communes. Le but étant de nous permettre d'avoir des élus qui puissent établir des liens avec les maires et les acteurs du territoire et répondre à leurs questions au cours de la période estivale, tout en ayant une légitimité politique pour le faire", souligne le président réélu.
Avec, à l'intérieur de cette liste, des "anciens" tel que le vice-président aux finances du précédent mandat, Raphaël Guerrero, le conseiller métropolitain sortant délégué au dialogue social, Ludovic Bustos, ou encore le VP sortant à l'économie et au commerce, Guy Julien. Cet exécutif temporaire compte également de nouvelles têtes, à l'image de l'adjointe à la mairie de Varces, Corine Lemariey, ou encore Mélina Herenger, première adjointe à la mairie de Meylan.
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Cette rentrée pourrait être à hauts risques pour la collectivité, avec, en ligne de mire, la prochaine séance du conseil communautaire de Grenoble Alpes Métropole, qui doit se tenir le 18 septembre prochain. Alors qu'Eric Piolle et ses élus avaient quitté immédiatement la séance du 17 juillet dernier à l'issue de l'élection de Christophe Ferrari, indiquant qu'ils ne participeraient pas à cette nouvelle majorité, le doute persiste quant à la teneur de cette rentrée. Et l'avenir de cette métropole, qui réunit 450 000 habitants à travers 49 communes.
Marie Lyan
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