La métropole grenobloise accouche de son exécutif, mais...
Marie Lyan
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DR/Lucas Frangella
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Alors que certains craignaient un scénario de blocage total de cette super-collectivité, qui dessert 49 communes et près de 430.000 habitants pour 750 millions d'euros de budget, le conseil communautaire de Grenoble Alpes Métropole se réveille ce lundi avec les noms de ses vingt vice-présidents. Mais il aura à nouveau fallu, pour cela, plus d'une dizaine d'interruptions de séance, ainsi que cinq heures de suspension pour élire les 20 vice-présidents de Grenoble Alpes Métropole. Car près de dix heures après le démarrage de la séance, le premier VP n'était toujours pas élu...
"Après la crise du 17 juillet, il y a le 18 septembre : la gauche est rassemblée pour affronter les défis climatiques, économiques et sociaux de notre territoire dans cette période difficile", a déclaré Christophe Ferrari. Pour autant, l'heure n'est pas à la victoire.
Déchirée depuis sa séance d'installation de la mi-juillet, la métropole grenobloise dispose toujours d'une majorité marquée par quatre blocs, mais désormais répartie en deux courants, sur lesquels il va falloir compter au cours des délibérations à venir.
Avec, d'un côté, le maire EELV Eric Piolle, qui, fort des succès électoraux des Verts aux dernières municipales, avait souhaité "accélérer les transitions" en appelant les élus métropolitains à soutenir la candidature de l'écologiste Yann Mongaburu - par ailleurs président du syndicat mixte des transports en commun-, à la présidence de la métropole. Et de l'autre, le sortant Christophe Ferrari, qui n'entendait pas laisser sa place et avait recueilli le soutien d'un bloc composé des petites communes, ainsi que des voix issues de la droite et du centre lors du 3e tour de scrutin.
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A l'issue de l'été, et alors que deux écologistes avaient déposé un recours contre son élection, Christophe Ferrari avait rouvert la séance ce vendredi en proposant une liste de huit vice-présidents sur 20, laissant ainsi de la place aux négociations qu'il appelait de ses vœux.
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Marie Lyan
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