Un an après l'arrivée d'un maire EELV à Annecy, quelles transformations pour la ville ?
Didier Bert
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Cette première année de mandat, riche en alliances et désormais en méfiances, a également été marquée par les dossiers de la mobilité et du logement, où chez les professionnels de l'immobilier, on s'inquiète par exemple de la paralysie des projets.
CC/Wikemedia
Son arrivée avait mis un terme au règne de la droite qui durait depuis plus d'un demi-siècle. Un an après l’élection de François Astorg, quel premier bilan pour le premier maire écologiste d'Annecy ? Alors que l'élu avait passé une alliance de raison avec la LREM Frédérique Lardet, des tensions apparaissent au sein de la majorité. Les réalisations concrètes se font également attendre, dans un climat où l'immobilier demeure un point d'achoppement.
Il y a un an, François Astorg (EELV) était élu maire d'Annecy grâce à la fusion de sa liste avec celle de Frédérique Lardet, ancienne membre de LREM, face à l'ancien maire Jean-Luc Rigaut (UDI).
Son arrivée à la tête de la cité lacustre marquait la fin du règne de la droite depuis plus d'un demi-siècle. Quant à l'ex-LREM Frédérique Lardet, elle prenait la tête du Grand Annecy, la communauté d'agglomération de 34 communes.
À l'époque, l'alliance une liste composée d'écologistes et de militants de gauche avec la liste dirigée par une ancienne LREM avait fait sursauter... y compris parmi des colistiers des deux bords.
Des tensions croissantes sur le plan politique
Un an plus tard, la situation n'est pas plus claire. Frédérique Lardet vient de créer son propre groupe au conseil municipal d'Annecy pour affirmer sa capacité d'expression aux côtés - mais pas à l'intérieur - du groupe majoritaire. Le maire François Astorg a reconnu l'existence de sensibilités différentes.
C'est le moins qu'on puisse dire : au début de l'été, la présidente du Grand Annecy répondait sèchement à un post publié par Samuel Dixneuf-Mocozet, le conseiller délégué à l'éducation artistique et aux mémoires, qui disait : « Macron, l'Histoire reniera ton nom ! » L'ancienne LREM lui rétorquait aussitôt sur le même réseau social : « Les élus d'Annecy qui donnent des leçons alors que nous nageons dans l'incompétence ! »
Loin de s'arrêter là, Frédérique Lardet en profitait pour dénoncer l'absence de deux conseillers de la majorité qui « boycottent le conseil municipal parce que l'on ne leur rembourse pas leurs indemnité de garde », relevait alors l'hebdomadaire local Le Messager.
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Cette drôle d'ambiance entre alliés dès le début du mandat est soulignée par Denis Duperthuy, ancien chef de l'opposition municipale (ex-PS) quand Jean-Luc Rigaut était le maire d'Annecy. De nouveau dans l'opposition, Denis Duperthuy fustige dans la presse les divisions au sein de la majorité, qui empêcheraient de faire avancer les dossiers.