LA TRIBUNE AUVERGNE-RHONE-ALPES - Comment recevez-vous les annonces d'Emmanuel Macron, évoquant une fermeture jusqu'à la mi-janvier de votre secteur, qui rassemble 12.000 entreprises en Auvergne Rhône-Alpes (dont environ 2.500 sur la métropole de Lyon) ?
LAURENT DUC - « Je ne suis pas vraiment surpris, car je n'attends plus rien du gouvernement, qui ne fait rien pour notre secteur. Nous sommes une variable d'ajustement, et cette situation est devenue insupportable, d'autant plus qu'elle n'est pas justifiée. Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, est devenu la voiture balai du Ministère de la Santé, qui essaie de ramasser les miettes laissées dans son sillage...
Or, il n'est toujours pas prouvé qu'il existait des cas de Covid provoqués durant l'ouverture de nos établissements...
« Les stations sont désormais vent debout et ne vont pas pouvoir ouvrir pour la période des fêtes, alors que les gens ne seront pas empêchés d'aller dans leur résidence secondaire pour se retrouver et y faire la fête. Et il ne faut pas croire qu'ils observeront auront un meilleur protocole sanitaire que dans nos établissements... D'autant plus que les services de police en montagne n'auront pas les mêmes effectifs que ceux des villes pour surveiller ces secteurs.