"Un désir de voyage qui n’a jamais été aussi fort depuis la 2e guerre mondiale" (Logis Hôtels)
Marie Lyan
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En Auvergne-Rhône-Alpes, où Logis Hôtel compte déjà 344 hôtels et 2.550 collaborateurs (dont 370 apprentis), le réseau veut doubler le nombre d’ouvertures à compter de l’an prochain pour atteindre une dizaine de nouveaux établissements.
UN AN DE CRISE. Elle se pose comme la première chaîne de restaurateurs-hôteliers indépendants en France, mais aussi en Europe, avec 2.300 établissements. Avec ses différentes marques (Logis hôtel, Citotel, Urban Style, l’Exception logis, etc), Logis Hôtels (ex-Logis de France) a su séduire de nouveaux segments de clientèle en pleine crise. Et compte même accélérer le développement de son maillage en AuRA, la région française qui aura le mieux résisté à l'échelle du réseau en 2020.
Fondé il y a près de 70 ans, juste après la guerre, avec la mission « d'accompagner la modernisation de l'hôtellerie familiale et rurale en France », il semble que 2020 ait signé un nouveau virage pour Logis Hôtels (ex-Logis de France). Alors qu'elle représente déjà près de 20% du parc hôtelier français, cette chaîne de 2.300 restaurateurs-hôteliers indépendants (dont 2.100 en France 344 en Auvergne Rhône-Alpes) a su tirer son épingle du jeu pendant la crise, alors que le tourisme et les déplacements étaient au plus bas.
En se posant comme « le seul acteur associatif de ce marché » avec ses différentes marques (Logis hôtel, Citotel, Urban Style, l'Exception logis, Auberge de Pays), Logis Hôtel propose des hébergements allant de la moyenne gamme, aux segment premium.
Et il a également choisi de prendre, durant cette crise, un positionnement qui pourrait être vu comme à « contre-courant ». Car lors du premier confinement, il a demandé à ses établissements adhérents de rester ouverts « en vue de redémarrer plus rapidement, mais aussi de continuer à accueillir différents types de clientèles », explique son directeur général, Karim Soleilhavoup.
Son réseau a en effet reçu des professionnels situés en première et seconde ligne (personnel de santé, transporteur routier, technicien réseau, etc) et a demandé à ses établissements plus ruraux de faire de la vente à emporter. « Nous avons fait le pari que leurs voisins, qui ne pourraient plus aller au restaurant, souhaiteraient redécouvrir les plaisirs de la table chez eux ».
Un pari qui a permis à Logis Hôtels d'attirer et de séduire de nouvelles clientèles, alors que ses concurrents étaient pour la plupart fermés.
« De nouveaux clients ont ainsi découvert l'accueil des propriétaires hôteliers indépendants, leurs établissements confortables, et sont revenus par la suite au sein de la clientèle loisirs en septembre et octobre. À tel point que nous avons fait, durant cette période, des chiffres d'affaires en croissance par rapport à 2019 ».
Et ce, y compris en milieu urbain, alors que les déplacements et le tourisme demeuraient en berne. « Au global, nous avons clôturé l'année 2020 avec une baisse de - 33,7 % de notre chiffre d'affaires sur l'ensemble du réseau, alors que nous avions commencé l'année dernière avec une croissance de + 37 % », indique Karim Soleilhavoup. Pour autant, la chaîne d'hôteliers restaurateurs s'estime heureuse, sur un marché où ses principaux concurrents enregistrent plutôt des bases annuelles de l'ordre de - 50 à -60 %.
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