Après deux ans de sommeil, ce que contient (ou pas) la nouvelle Cité de la Gastronomie à la lyonnaise
Zoé Favre d'Anne
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Après un premier essai manqué en 2019, Lyon persiste et signe avec l'ouverture de sa nouvelle Cité internationale de la Gastronomie, en plein coeur d'un monument emblématique, l'Hôtel Dieu. La capitale des Gaules n'est pas tout à fait la seule à...
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Elle avait ouvert en grande pompe, et refermé presque dans la foulée. La première esquisse de la Cité de Internationale de la Gastronomie n'avait pas trouvé son public, ni impliqué les acteurs locaux. Tout cela en plein Covid-19, et alors que sa création s'inscrit dans la droite lignée de l'inscription du repas gastronomique français au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco, en 2010. Ce vendredi, une nouvelle mouture du projet réouvre ses portes à Lyon : avec des tarifs revus à la baisse, une offre retravaillée par un comité de chefs locaux, même si pour y manger, il faudra encore...
Ouverte en octobre 2019, puis refermée dans la foulée en juillet 2020, la Cité internationale de la gastronomie (CIG) aura eu une courte vie. Il aura fallu attendre deux ans et un changement d'exécutif métropolitain pour la voir rouvrir ses portes, ce vendredi.
Pensée à l'origine comme un "temple du bien manger" sur près de 4.000 m2, hébergée dans l'un des lieux les plus emblématiques de Lyon, le Grand-Hôtel Dieu, cette Cité de la Gastronomie avait ouvert le champs des possibles avec une rénovation déjà engagée sur quatre niveaux. Ces deux années de mise sur pause auront permis de "re-jeter les bases" : "c'est quoi une Cité de la Gastronomie ?", interroge le chef étoilé Régis Marcon, très impliqué dans le projet.
La CIG rouvre donc dès aujourd'hui et l'entrée sera gratuite jusqu'au 27 novembre. Le tarif d'entrée, qui faisait l'objet de vives critiques, était aussi vu comme aussi l'une des raisons de la "désaffection" face au projet. Il passera finalement de douze euros à sept euros.
Depuis, un groupe d'experts, baptisé le "Comité Rabelais" a été fondé en septembre 2021. Il a choisi de mettre l'écosystème local à contribution et rassemble une poignée de chefs renommés (Christian Têtedoie, Alain Alexanian, Nour Milan, Joseph Viola) ainsi que des professionnels de l'alimentation, de l'artisanat des métiers de bouche, de l'agriculture, de la résilience des territoires et des élus. Ensemble, ils ont redéfini une feuille de route pour la CIG.