Elles sortent de la dernière saison estivale avec un goût de satisfaction. Comme si la « transition » vers un modèle tout-saison était, pour certaines stations de montagne des Alpes, bien en route. Les villages de basse, moyenne et haute altitude s'apprêtent désormais à débuter l'hiver. Pensées par et pour le ski, qui reste l'activité prédominante et surtout le motif de déplacement de millions de vacanciers français et étrangers chaque année - 12 % des Français ont pratiqué au moins une fois le ski alpin en 2016, selon le pôle ressources national sports de nature, rattaché au ministère des sports - les stations font cependant face à plusieurs défis structurels et conjoncturels pour préserver l'activité touristique.
C'est ainsi que de nombreux acteurs se montrent prudents en cette ouverture de saison. Si les taux de réservations sont bien « satisfaisants », avec une augmentation de 2,5 % entre Noël et les vacances d'hiver par rapport à 2022 selon l'étude de l'Observatoire national des stations de montagne (OSM) - ANMSM - Atout France, il faut malgré tout interpréter ces données avec recul et patience, relève Patrick Provost, président de l'OSM : « nous devons attendre la vague des vacances de Noël pour commencer à évaluer la tendance ». Pour Sébastien Buet, vice-président de l'UMIH Savoie et Haute-Savoie, organisation majoritaire auprès des hôteliers et restaurateurs : « Les taux de réservation à l'avance sont satisfaisants, parce qu'ils s'adressent à une clientèle d'habitués, de passionnés de la montagne ».