Aviation d'affaires : Piéric Brenier lance l'agence de voyages BirdyFly
Aurélien Tournier
Aurélien Tournier
C'est une première, du moins sur le site de l'aéroport de Valence-Chabeuil (Drôme), à quelques kilomètres de la ville-préfecture. Piéric Brenier, président de la société C'Pro, y a en effet implanté une entreprise spécialisée dans l'aviation d'affaires. BirdyFly propose depuis quelques semaines aux entrepreneurs et décideurs locaux toute une flotte d'avions et d'hélicoptères, pour des déplacements professionnels ou privés.
Pour relever ce défi, Piéric Brenier a élaboré un modèle économique particulier : une autre entreprise, appelée BirdyWings, va être constituée dans les prochains jours. Propriété d'une dizaine de dirigeants d'entreprise drômardéchois, elle financera l'achat d'un avion de type Cessna Mustang ; cet appareil sera ensuite loué à la compagnie Wijet. Déjà implantée à Paris, Cannes, Lyon et Bordeaux, celle-ci créera ainsi une nouvelle base à Valence. Pour avoir plusieurs appareils, d'autres compagnies ont été sollicitées. « Ma Compagnie » en mettra ainsi un à disposition. Un hangar dédié de 900 m² - d'un coût de 400 000 euros et supporté par Piéric Brenier - devrait être livré à l'automne.
L'agence BirdyFly compte sur le bouche-à-oreille pour se faire connaître auprès des entrepreneurs locaux. Mais certains, à l'instar d'Hervé Courbis (PDG du groupe Courbis à Romans-sur-Isère), sont déjà conscients de l'importance de ce type de transports et sont prêts à devenir ses ambassadeurs :
Pour atteindre le seuil de rentabilité, BirdyFly devra commercialiser 200 vols par an (soit 1 million d'euros de chiffre d'affaires). « Cela fait 2 à 3 vols par semaine » concède Piéric Brenier. Il ne s'attend pas à gagner des millions, mais rentrer dans les frais, c'est le minimum. Pour lui, il s'agit en effet avant tout de rendre service aux entrepreneurs du territoire. « La cible, c'est 100 à 150 d'entre eux » poursuit-il. Mais ses objectifs ne s'arrêtent pas là : attaché à sa région, il compte par ailleurs renforcer son attractivité. « Cet aéroport, c'est une porte d'entrée supplémentaire sur le territoire » confie-t-il.
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Une valeur ajoutée dont espère tirer profit le Conseil général de la Drôme, propriétaire de l'aéroport : « Aujourd'hui, cette structure se veut être un outil de développement économique. BirdyFly s'inscrit parfaitement dans notre stratégie » explique Marjorie Leauthier, la directrice du site. Profitant de cet élan, le département devrait d'ailleurs rénover dans les prochains mois l'aérogare, proposer des salles de réunion ainsi qu'un bar aux futurs voyageurs.
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Aurélien Tournier
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