Le futur va diversifier les modes de transports
Nicolas Rousseau
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Jusqu'en 2005, la mobilité en transports en commun avait peu évolué dans le temps. Elle n'a augmenté que dans les villes équipées d'un tramway, telle Saint-Étienne - avec 70 000 voyageurs quotidiens, il assure déjà près de la moitié des déplacements en transports en commun dans l'agglomération stéphanoise - ou un métro, comme à Lyon. Le tramway s'est imposé au fil des années, car il s'ancre dans une logique de développement durable et permet de repenser la mobilité urbaine.
Depuis 2006, on constate dans les agglomérations une remontée de la mobilité en transports en commun. Elle se situe entre 0,25 et 0,50 déplacement par jour et par personne. Là encore, cette tendance se confirme au détriment de l'usage de la voiture autosoliste. « Les transports collectifs jouissent aujourd'hui d'une image davantage positive auprès de la population, notamment grâce aux efforts réalisés en matière de fiabilité », analyse Nicolas Pech.
Qu'il s'agisse du tramway ou du train, le report modal de la voiture vers le rail en zone périurbaine apparaît essentiellement lié à la localisation des zones d'emploi et d'enseignement, ainsi qu'aux difficultés d'accès aux centres-villes. La non-possibilité de stationnement dans les cœurs de ville favorise le recours aux transports collectifs. Un autre enjeu réside dans la localisation des gares de demain, appelées à devenir de véritables pôles de transports, en plein cœur ou à proximité immédiate des zones résidentielles périurbaines.
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Ainsi avec l'arrivée du métro, la ville d'Oullins, en périphérie lyonnaise, a conçu un pôle multimodal de transports, comprenant une desserte ferroviaire TER, une station de métro, une gare routière pour les bus, un parking relais d'environ 500 places et une station de taxis. Cet équipement conditionne l'adoption d'un nouveau comportement en termes de déplacements : la multimodalité. Il est question de substituer au comportement monomodal des stratégies de déplacement visant à combiner les modes de transport. Voiture, bus, vélo, marche... À l'avenir, le citadin « choisira son mode de déplacement en fonction de ses besoins. Il sélectionnera son type de transport selon un critère de pertinence et d'efficience pour son déplacement », détaille Bruno Faivre d'Arcier.
Nicolas Rousseau
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