TGV Annecy-Paris : pourquoi un changement d'heure secoue le monde économique
Didier Bert

Photo d'illustration
A. Février
Didier Bert

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A. Février
Il y a quelques jours, la SNCF a annoncé sa volonté de décaler d'une heure le premier TGV reliant les Pays de Savoie à Paris (départ de la gare d'Annecy à 5h32, puis à 6h25 de celle de Chambéry, pour arriver à 9h15 en gare de Lyon à Paris). C'est le seul TGV à
arriver en début de journée.La SNCF entend tester, dès le 15 décembre et pour six mois, un nouvel horaire, qui ferait arriver le TGV à 10h12 à Paris. En cause : l'horaire actuel est marqué par une "très faible fréquentation", affirme-t-on à la direction régionale de la SNCF.
Par ailleurs, la direction régionale de la SNCF s'étonne d'entendre les médias évoquer une suppression de ce TGV, puisque le décalage d'horaire n'enlèverait aucun départ quotidien.
L'annonce de ce test a suscité l'hostilité du monde économique et politique local.
Ce décalage survient moins d'un an après la suppression de deux allers-retours de TGV entre les Pays de Savoie et Paris.
Même en maintenant ce premier TGV quotidien, le fait de décaler son départ d'une heure posera des problèmes pratiques aux cadres et chefs d'entreprise.
Et le président de la CCI de montrer du doigt la manière dont l'annonce a été faite.
Outre l'impact économique, les opposants à cette modification avancent l'argument écologique (prendre sa voiture pour rejoindre Lyon ou Genève par exemple) et territorial.
Sollicité, M.Mignola n'a toutefois pas répondu à notre demande d'interview.
Face aux réactions des élus et des dirigeants économiques locaux, l'entreprise publique a finalement annoncé qu'elle réfléchit à une éventuelle suspension de sa décision de tester un horaire plus tardif. Elle donnera sa décision d'ici quelques jours.
En attendant, les associations et les usagers continuent à se mobiliseer sur les réseaux sociaux.
Une pétition circule : elle a déjà recueilli près de 6000 signatures.À lire également
Il y a un an, la SNCF avait annoncé la suppression de deux TGV sur trois au départ de Valence à destination de Lyon, pour une période de deux ans. La direction régionale de la SNCF invoquait alors les travaux en garde de la Part-Dieu à Lyon, qui l'obligeait à réduire le nombre de dessertes.
Didier Bert
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