Liaison ferroviaire Lyon-Turin : « Les Italiens sont effarés de la lenteur de l'Etat français » (Gilles Gascon, maire LR de Saint-Priest)
Emma Rodot
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Une délégation française, menée par le maire LR de Saint-Priest (Rhône), Gilles Gascon, mais aussi des représentants de la CCI italienne de Lyon, était aujourd'hui en déplacement à Turin pour transmettre plusieurs messages vers l'Italie, mais aussi...
Le maire LR de Saint-Priest (Rhône), Gilles Gascon, a porté ce mardi 16 janvier un message au maire de Turin et au président de la région du Piémont : réaffirmer le soutien d'une quarantaine de maires de la métropole de Lyon à la ligne ferroviaire Lyon-Turin, à quelques jours de l'échéance du dépôt de demande de subvention européenne du dossier français, pas encore ficelé. L'élu d'opposition l'affirme : « les Italiens sont très dubitatifs » sur le cas français. D'autant plus sans ministre des transports, depuis l'annonce du remaniement.
« Nous n'avons pas la portée de ce qui est en train de se passer », s'agace ainsi Gilles Gascon, maire LR de Saint-Priest (Rhône), en déplacement ce mardi 16 janvier à Turin (Italie) afin de rencontrer son homologue, Stefano Lo Russo (Partito democratico), ainsi que le président de la région du Piémont, Alberto Cirio (Forza Italia).
«Du côté de la mairie de Turin, ils sont effarés de la lenteur de l'Etat français. Le président de la région, lui, est encore plus contrarié. Ils sont tous deux très dubitatifs, car la question des accès français n'est pas encore réglée, à quelques jours d'une catastrophe si la France rate le train des subventions».
Le Maire de Turin indique en effet, par voie de communiqué, « regretter que ce grand projet européen se heurte à des positions idéologiques, alors même qu'il n'y a rien de plus écologique que le fret ferroviaire ». Tandis qu'Alberto Cirio, président de la région frontalière, se serait dit quant à lui « prêt à se déplacer en France dans les jours à venir », selon le maire de Saint-Priest.
Gilles Gascon, qui se veut le chef de file d'une quarantaine de maires de la métropole de Lyon, favorables au projet de LGV (42 officiellement, mais aussi d'autres officieusement - membres du PS et du PC - car élus de la majorité métropolitaine), est venu adresser plusieurs messages : non seulement réaffirmer le « soutien des élus français et lyonnais » aux italiens. Mais aussi interpeller l'Etat, en écrivant dès ce soir au nouveau Premier ministre, Gabriel Attal.
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