La première rame est arrivée dans l'usine d'ACC M à la mi-octobre. Mais au total, l'entreprise, spécialisée dans la restauration ferroviaire et installée à Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme, va assurer la rénovation de 62 rames du tramway bordelais. Cette opération, qui nécessite le démontage total du matériel, doit s'étaler sur plusieurs années, jusqu'en 2029.
Ce rapport technique, alimenté par des photos, des notes de calcul et des contrôles (radiographies notamment), doit renseigner sur l'état du matériel et permettre de projeter leur comportement pour les deux décennies à venir. Des travaux seront alors lancés pour corriger ou réparer les anomalies. « Ces rames Citadis circulent depuis 20 ans. Quand elles sortiront, elles sont censées pouvoir circuler 20 ans de plus. Nous lui rajoutons du potentiel supplémentaire de capacité de vie », complète le dirigeant.
Objectif : atteindre les 40 ans. Si les autorités donnent leur feu vert définitif, ce serait une première en France car la législation interdit la mise en circulation des trams au-delà de 30 ans. Ce projet sur les rames bordelaises, dont le coût est estimé à 35 millions, sera pris en charge par la Métropole de Bordeaux. Il est délégué à Keolis Bordeaux Métropole Mobilités, opérateur privé en charge du réseau de transport en commun dans l'agglomération.