229 000 passagers enregistrés l'an dernier pour l'aéroport de Clermont-Ferrand... C'est un bilan en demi-teinte qu'a dressé, en fin de semaine dernière, le gestionnaire de l'aéroport auvergnat, Vinci Airports. Le trafic est en baisse de presque 1 % sur un an, alors qu'il avait bondi de 23 % entre 2022 et 2023. L'aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne est loin de retrouver son niveau d'avant le Covid-19, quand il enregistrait 400 000 passagers annuels.
« Le trafic est relativement stable sur un an. Mais si on regarde les mouvements commerciaux (décollages et atterrissages d'avion), on note une légère hausse de plus de 1 %. Il y a donc plus de vols. Nous sommes dans une phase de reprise, même si le rattrapage est plus lent qu'en 2023 », souligne Jean-Léopold Vié, directeur de l'aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne, qui précise que « tout cela prend du temps ».
Comme pour beaucoup d'aéroports de province, la crise sanitaire et les changements d'habitude ont heurté de plein fouet la plateforme clermontoise. L'offre s'est aussi réduite, Air France ayant notamment décidé d'arrêter les vols vers Orly à l'été 2020, faute de rentabilité. La reprise de la liaison par une autre compagnie est, d'ailleurs, en discussion depuis plusieurs mois, mais sans que cela aboutisse pour le moment.
Alors les turbulences vont-elles se calmer pour le plus gros aéroport auvergnat ? La direction assure que la demande est bien là. L'aéroport dessert aujourd'hui quatre destinations, Roissy, Porto, Fès (Maroc) et la Corse, l'été, avec Ajaccio. Et bientôt, elle en comptera deux nouvelles, en direction de Londres Stansted (liaison à l'arrêt après le Covid) et Alger pour des liaisons estivales.