Ligne Clermont-Paris : l'Etat dégaine de nouvelles mesures pour sauver « la ligne maudite »
Emilie Valès
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR Stéphanie Picard
Emilie Valès
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR Stéphanie Picard
Sa visite était attendue en février... il aura finalement fallu patienter jusqu'à ce vendredi 11 avril pour que le ministre des Transports, Philippe Tabarot, fasse le déplacement à Clermont-Ferrand pour évoquer la ligne Clermont-Paris. Mais il n'est pas venu les mains vides. Lors d'un comité de suivi, ce matin, le ministre a présenté une série de mesures pour cette ligne ferroviaire régulièrement impactée par de grands retards ou des annulations.
Mesures listées lors d'une réunion de deux heures à laquelle participait tout l'état-major de la SNCF à commencer par Jean-Pierre Farandou, le PDG du groupe SNCF, mais aussi Matthieu Chabanel, le PDG de SNCF Réseau, et Christophe Fanichet, le PDG de SNCF Voyageurs. Philippe Tabarot a voulu apporter des solutions de court terme afin de répondre à l'urgence en attendant 2027 et l'arrivée des nouvelles rames Oxygène commandées par l'État.
Les premières annonces sont d'ordre correctives. Le ministre a demandé l'activation d'un plan de fiabilité, avec le renforcement de la maintenance préventive des locomotives de la ligne, en fin de vie et sujettes aux pannes fréquentes. SNCF Voyageurs indique qu'elle anticipera par exemple, le changement de plusieurs éléments de la chaîne électrique de tractions ou des disjoncteurs...
À lire également
Face à cette vétusté du parc, un cabinet indépendant va assister la SNCF afin de trouver des locomotives supplémentaires qui viendraient en appui de celles existantes. Le travail mené par la compagnie en interne depuis plusieurs mois n'ayant pas abouti. Des contacts ont déjà été pris avec six à sept loueurs au niveau européen, indique le Ministère des Transports, qui attend des résultats pour juillet. Mais cela soulève des questions techniques, notamment sur des compatibilités de fonctionnement et de vitesse, sans compter les conditions tarifaires.
Emilie Valès
Budget de l'aéroport de Saint-Étienne : les opposants enfoncent le clou et saisissent la justice
Transport de marchandises : le service de ferroutage entre la France et l'Italie vacille
Congé parentalité : à Grenoble, la bataille juridique mènera jusqu'au Conseil d'Etat
TPE-PME : les experts-comptables évoquent le spectre d'une récession en Auvergne-Rhône-Alpes