[article publié le 23 février 2024 à 13h, mis à jour le 23 février 2024 à 15h42]
« Il y a un niveau de retard qui est inacceptable et cela s'aggrave », a déclaré, ce matin, le ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Christophe Béchu, à son arrivée à la préfecture de Clermont-Ferrand pour une réunion de travail. Signe que la ligne de train Clermont-Paris est sous haute surveillance, ce sont pas moins de trois ministres qui se sont déplacés ce vendredi dans la capitale auvergnate. Christophe Béchu donc, mais aussi Patrice Vergriete, ministre des Transports et Dominique Faure, ministre des Collectivités territoriales et de la Ruralité. Tous trois ont assisté à la présentation par le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, des mesures d'urgence visant à agir sur les grands retards rencontrés sur cette liaison ferroviaire ces derniers mois. « C'est un plan solide et complet », a souligné le patron de la compagnie ferroviaire.
Ce plan avait été demandé par le gouvernement après l'épisode du 19 janvier dernier. Les images de ces 700 passagers enveloppés dans des couvertures de survie fournies par la Croix-Rouge avaient marqué les esprits. Leur train, tombé en panne en rase campagne en pleine nuit et par un froid glacial, avait affiché plus de 7 heures de retard à l'arrivée. Apogée de dysfonctionnements à répétition sur cette ligne souffrant depuis 40 ans de sous-investissements. On ne compte plus les pannes, les retards et les annulations de train.