• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Think-Tank - La Tribune Afrique

Europe-Afrique: il faut s’attaquer à la problématique du troisième mandat

Amadou Sadjo Barry*

Publié le 23 février 2021 à 12:00 - Mis à jour le 23 février 2021 à 13:26

Siège de l'Union africaine

Photo d'illustration

Reuters

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 4

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 5

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 6

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
L'Europe ne doit pas s'accommoder des pratiques de changement constitutionnel en Afrique pour allonger les mandats présidentiels, car le refus de l'alternance au pouvoir et la pérennisation des régimes autoritaires qu'il entraine mettent en cause la sécurité de l'Europe.

La prolongation arbitraire des mandats présidentiels reconduit et renforce les logiques néo patrimoniales du pouvoir politique qui ont fait des gouvernements africains concernés les principaux pourvoyeurs de la violence, de la pauvreté, de l'insécurité et de l'immigration illégale.

Or, sous le double effet de la proximité géographique et l'attrait qu'exerce son modèle de société libérale, l'Europe est directement touchée par l'instabilité politique et la misère humaine entretenue par ces Etats faillis où la confiscation du pouvoir est devenue le paradigme normal de la gouvernance.

En 2019, on rapportait par exemple que les ressortissants guinéens sont les deuxièmes demandeurs d'asile en France et la première nationalité parmi les mineurs non accompagnés. Ce qui veut dire qu'en dix ans de gouvernance, le régime d'Alpha Condé n'a pas su relever les défis liés au développement économique et social. Est-ce au contribuable européen de payer le prix de l'échec des autorités africaines qui, délibérément, ont fait de l'arbitraire les fondements des pratiques du pouvoir ? Ne faudrait-il pas que l'Europe tire les leçons de sa relation bilatérale avec les régimes autoritaires africains afin de repenser la promotion de son intérêt national en Afrique, principalement dans les pays où s'est normalisée la présidence à vie ?

Bien que les populations africaines soient les premières victimes des pratiques du troisième mandat, il n'en demeure pas moins que les intérêts européens se trouvent menacés aussi par la persistance d'un environnement institutionnel, social et politique défavorable aux investissements économiques durables et qui compromet davantage l'aide publique au développement.

Un intérêt national en péril

En effet, le verrouillage du pouvoir politique et l'instabilité qui en découle généralisent l'insécurité à tous les niveaux de la société et renforcent la relation extractive entre les agents dits publics et les populations. Dans ce contexte où le droit a cédé sous le poids de l'arbitraire des tenants du pouvoir, la corruption et la domination deviennent les moyens privilégiés pour sécuriser des investissements extérieurs. D'ailleurs, le comportement, certes condamnable, des compagnies européennes comme Bolloré s'explique en partie par le contrôle exclusif de la sphère publique par le pouvoir exécutif : du Togo, en passant la Guinée et la Côte-d'Ivoire, jusqu'au Cameroun et au Tchad, une grande majorité des sociétés africaines demeurent prisonnière d'une conception de l'espace public qui lie celui-ci à la souveraineté absolue de la personne du chef.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Or, la présidence à vie est fille de cette représentation despotique de la souveraineté individuelle, qui fonde l'exercice du pouvoir sur une impitoyable logique de la déshumanisation de la société, surtout en Afrique francophone. Comment dès lors donner sens à l'aide publique au développement si l'idée même du public se confond aux seuls intérêts des gouvernants ? Là où le citoyen est introuvable, parce qu'invisibilisé par l'arbitraire et la criminalité politique, devrait-on s'attendre à une effectivité de l'aide publique au développement ? À l'idée selon laquelle l'aide n'aide pas, il faut désormais ajouter le constat suivant lequel le contribuable européen enrichit une élite politique en Afrique qui, en retour, transfère aux Européens la charge de lutter contre la pauvreté et de sécuriser le continent !

Sortir de l'illusion de la réalité

Peut-être qu'une vision réaliste de la politique étrangère peut s'accommoder de cet état de fait, au motif que la lutte hégémonique entre les grandes puissances et les jeux des alliances qu'elle met en œuvre condamnent les Etats à privilégier une définition de leur intérêt national qui ne s'encombre guère de doctrine morale : Après tout, comme le disait Raymond Aron, « on ne peut pas faire une politique étrangère à partir de l'idée de respect des droits de l'homme ». Ainsi, la vertu ou les valeurs morales ne devraient pas exercer une contrainte sur les relations bilatérales entre l'Europe et les gouvernements africains. Toutefois, le réalisme ne doit pas se confondre à l'illusion de la réalité, qui conduirait, par exemple, à être indifférent au fait que les régimes du troisième mandat renforcent l'insécurité sous-régionale et les injustices socioéconomiques, en normalisant les conditions politiques et institutionnelles d'un embrasement social et des conflits intercommunautaires ; à ignorer que la pauvreté mondiale, dont la moitié est concentrée en Afrique, s'explique en grande partie par la nature du pouvoir politique et des institutions qui organisent les rapports de société ; à soutenir économiquement et politiquement des régimes autoritaires dont le comportement est antinomique aux Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) des Nations unies. Ce serait travailler contre son intérêt que l'Europe mette en marge de sa politique étrangère en Afrique le problème que pose le renforcement de la criminalité de l'État, que signifie le troisième mandat.

À lire également

  • Burkina: investi pour un second mandat, Kaboré promet « la sécurité »
  • Côte d’Ivoire : les manifestations contre le troisième mandat de Ouattara font des morts
  • Présidentielle au Togo : Gnassingbé reconduit pour un quatrième mandat
  • Présidentielle au Togo : mis sur orbite, Faure Gnassingbé file vers son quatrième mandat

L'heure devrait être au dégrisement de la diplomatie européenne, ce qui pourrait prendre la forme d'une réforme profonde et sincère des relations entre l'Europe- les démocraties occidentales de manière générale- et le continent. Cet exercice sera nécessaire pour combattre l'insécurité internationale et les injustices mondiales dans le monde de l'après-Covid 19. Et l'intelligence des intérêts bien compris entre l'Afrique et l'Europe ne pourrait faire l'économie d'une diplomatie de la lucidité, celle qui n'oubliera pas que les régimes du troisième mandat se perpétuent parla violence et l'insécurité.

(*) Amadou Sadjo Barry est professeur de philosophie (Ph.D éthique des relations internationales) au Cégep de St-Hyacinthe- Québec (Canada)

Amadou Sadjo Barry*

Sur le même sujet

  • 1

    PPP & ESG : pour une nouvelle alliance de confiance et d’impact en Afrique

  • 2

    PSG : quand le soft power africain dérange

  • 3

    « La Côte d'Ivoire s’inscrit dans l'ère du temps en matière de talents » (Mamadou Touré)

  • 4

    Sécurité maritime en Afrique : l’impératif oublié de l’attractivité