• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Think-Tank - La Tribune AfriqueTribunes - La Tribune Afrique

Un président africain peut-il être malade ? [Tribune]

Olivia Nloga, Experte en communication politique

Publié le 04 décembre 2018 à 16:56 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 00:13

Ali Bongo

Ali Bongo

DR

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • Le déficit commercial s'est réduit à 5,6 milliards d'euros en avril
  • Le Monténégro accueille un sommet européen
  • Poutine attendu sur l'économie en berne à Saint-Pétersbourg
  • Le Japon veut remplacer 14 réacteurs nucléaires
  • La banque indienne maintient ses taux inchangés
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 3

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 6

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Parti assister à la Future Investment Initiative, le président gabonais Ali Bongo, victime d'un malaise le 24 octobre est resté plus d'un mois en soins à l'hôpital King Faisal de Riyad. C'est après quatre longs jours de silence que la présidence se décidait enfin à donner des informations sur le Chef de l'État. Sporadiques et contradictoires pour certains, les communiqués officiels n'ont pas suffi à éteindre la rumeur grandissante qui donnait Ali Bongo pour mort suite à un AVC. Alors qu'il est désormais...

«Les informations sur l'état de santé du chef de l'État sont extrêmement rassurantes.» C'est par ces mots que la présidence gabonaise espérait mettre fin, le 11 novembre dernier, à la première saison d'une série à suspens qui tient les Gabonais et la presse internationale en haleine depuis plus d'un mois. Victime d'un malaise à Riyad où il se rendait pour prendre part au Davos du désert, Ali Bongo a été pris, selon les déclarations initiales de ses communicants, d'une fatigue qui se transformera au fil des semaines en « saignement justifiant une prise en charge médico-chirurgicale ». A l'inverse de rassurer l'opinion, ces déclarations discordantes n'ont fait qu'ajouter au doute qui habite les Gabonais quant à la gravité de l'état d'Ali Bongo. Faut-il croire ce que dit la présidence ?

Se taire ou mentir

Il est utile de rappeler que bien que s'exprimant le plus souvent dans un décor chargé des emblèmes républicains, le ou la porte-parole de la présidence quel que soit le pays dont il s'agit est avant tout celui ou celle du président. On peut l'observer aux États-Unis notamment où Sarah Huckabee Sanders, plutôt qu'à exposer les mesures de l'administration Trump, consacre l'essentiel de son énergie à la défense du commandant en chef. En France, on a aussi récemment vu Bruno Roger-Petit, à l'acmé de l'affaire Benalla, intervenir publiquement en en soutien d'Emmanuel Macron. Ces prises de position s'ajoutent aux nombreuses voix officielles et officieuses qui s'activent en temps de crise de coups de téléphone en rendez-vous nocturnes auprès de journalistes surchauffés.

Le porte-parolat de la présidence est une fonction physique. Par son corps dressé devant le pupitre face au public, le porte-parole interprète et personnifie la voix présidentielle qu'il relaye et aussi protège. Sa position l'institue à la fois comme canal et comme rempart, la seconde mission étant en pratique plus impérieuse que la première.

Doit-il dire la vérité ? Un bon communicant officiel est celui qui sait surtout quand il faut se taire sans toutefois mentir, et les oreilles averties savent déceler dans un bréviaire de circonvolutions consacrées quand la situation mérite qu'on s'en préoccupe.

Un président n'est jamais malade. Il travaille trop...

Ainsi, la présidence la République gabonaise quand il a fallu se décider à rompre un silence qu'il devenait risqué de prolonger a au départ adopté la dédramatisation comme ligne de conduite. Ali Bongo, comme la plupart de ses homologues n'est jamais malade, il est « fatigué » préfère-t-on toujours dire lorsqu'il s'agit du magistrat suprême. Victime de son hyperactivité, de sa vision, de son ambition, quand un président est souffrant c'est toujours parce qu'il travaille trop. Exception faite de l'Algérie, l'autorité reste associée à la validité, voire même dans de nombreux cas encore à une forme de bonne santé vigoureuse et virile. Il est de tradition en Afrique que le chef soit célébré au motif de ses qualités morales et physiques.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Se pliant à cet imaginaire, en Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara ne cesse de démentir depuis 2013 les rumeurs lui prêtant une maladie grave. Au Nigéria, la santé de Muhammadu Buhari n'a pas manqué de susciter elle aussi de vives polémiques. Absent du pays pendant près de trois mois cette année, l'homme politique âgé de 75 ans a dû rassurer sur sa condition physique avant d'annoncer sa candidature à sa propre succession en 2019. Il y'a quelques jours, il s'est encore vu contraint, en marge d'une réunion de la COP 24, de réfuter verbalement puis par un communiqué officiel, les rumeurs galopantes selon lesquelles il aurait été remplacé depuis plusieurs mois par un clone ! Sans pour autant livrer de détails sur la nature de sa pathologie. Car s'il est bien un secret scrupuleusement gardé, c'est le bulletin médical du président. Nul ne peut douter de son aptitude à diriger et il est fréquent de limiter les apparitions de dirigeants diminués ou de veiller à leur administrer auparavant quelque énergisant afin d'éviter une faiblesse en public.

Maintenir à tout prix le secret...

A la question « Le chef peut-il être souffrant ? », la réponse est le moins souvent, le moins longtemps et dans le plus grand secret possible. On découvrira à la mort d'Houphouët Boigny en 1993 qu'il était dévoré par le cancer depuis trois ans.

En effet, lorsque l'état du dirigeant est dans un état critique voire que le décès est survenu subitement, le réflexe naturel est d'abord de garder le secret. Un mutisme stratégique qui permet dans un premier temps d'évaluer la situation et de préparer le plan d'action pour la suite. Il s'agit pour le régime en place d'éviter à tout prix de créer une panique qui pourrait profiter à un coup d'État éventuel, ainsi qu'on a pu le voir en 2008 en Guinée, où quelques heures seulement après l'annonce de la mort de Lansana Conté, une junte dirigée par le tristement célèbre Moussa Dadis Camara s'empressait de prendre le pouvoir.

Cinq ans plus tôt, c'est à Sao Tomé que, profitant de l'absence du président Fradiquo de Menezes en visite au Nigéria, le commandant Fernando Pereira, surnommé « Cobo », dirige un putsch éphémère qui ne durera qu'une semaine. Scénario qui se répète en Gambie, où à la veille de la Saint Sylvestre 2014, des hommes armés tentent un coup d'État alors que Yaya Jammeh se trouve hors du pays.

... car la nature a horreur du vide

La nature a horreur du vide, surtout en politique. Aussi les canaux officiels de communication doivent-ils le combler par des formules et expressions se voulant rassurantes qui peinent parfois à convaincre. « Malaise » et « fatigue » sont les vocables les plus usités pour décrire une condition ayant nécessité une prise en charge médicale impliquant une hospitalisation. Lorsque l'épisode est présenté comme une fatigue « sévère » comme l'a d'abord qualifiée le porte-parole de la présidence s'agissant d'Ali Bongo, on peut soupçonner une intervention chirurgicale.

D'autres signes sont autant révélateurs pour apprécier l'état de santé du président : un temps trop long pour réagir aux rumeurs, l'annulation d'engagements internationaux ou les silences embarrassés du palais présidentiel par exemple, qui dans le cas gabonais est à présent remplacé par la Première Dame qui a pris le relais de la présidence sur la gestion de la communication de crise. C'est l'épouse du chef de l'État qui actuellement, sur Twitter et Facebook, informe sur l'évolution de la situation du président, une manière à la fois d'humaniser et de dépolitiser le sujet. Selon ses dernières publications, Ali Bongo en convalescence reste concentré sur les dossiers prioritaires et devrait tenir très prochainement une réunion avec le Premier Ministre et la garde rapprochée.

Heureux ceux qui auront cru sans avoir vu

L'absence d'images fait elle aussi figure d'indicateur sincère quant à la gravité de la situation. Donné pour mort en 2004, Paul Biya alors en Suisse n'avait pu dissiper les doutes qu'à son atterrissage à l'aéroport de Yaoundé, duquel il s'était fendu de la formule devenue célèbre « Le mort vous salue ! ». Tout aussi caustique, le leader cubain Fidel Castro, victime d'énièmes rumeurs, se moquait dans une vidéo diffusée à la télévision nationale de ses ennemis qui n'auraient, après avoir prématurément déclaré sa mort, d'autre choix que de le ressusciter.

Voulant attester de son bon rétablissement, les services de communication d'Ali Bongo ont amplement relayé les images du président gabonais aux côtés de celui qu'il aime appeler son « Frère », le roi du Maroc, Mohammed VI, venu lui rendre visite.

Les communiqués et tweets invitent à croire une nouvelle, les images y obligent. Faute de preuves irréfutables, visuelles et sonores, les spéculations vont bon train, nourries par ceux que les journalistes aiment à désigner « l'entourage proche » ou « plusieurs sources dignes de foi ».

À lire également

  • Le roi Mohammed VI du Maroc au chevet du président Ali Bongo (Vidéo)
  • Avant Ali Bongo, ces chefs d'Etat africains soignés au Maroc
  • Santé d’Ali Bongo : le Maroc, destination de convalescence du patient présidentiel
  • Santé d’Ali Bongo : qui seraient les personnalités de la vacance du pouvoir ?

Dix-huit présidents africains sont décédés dans l'exercice de leur fonction au cours des vingt-cinq dernières années. Dans la majorité des cas, cela a donné lieu à une agitation qui révèle l'urgente nécessité de déconstruire un mythe qui résiste : le chef n'est pas immortel.

Olivia Nloga, Experte en communication politique

Olivia Nloga, Experte en communication politique

Sur le même sujet

  • 1

    PPP & ESG : pour une nouvelle alliance de confiance et d’impact en Afrique

  • 2

    PSG : quand le soft power africain dérange

  • 3

    « La Côte d'Ivoire s’inscrit dans l'ère du temps en matière de talents » (Mamadou Touré)

  • 4

    Sécurité maritime en Afrique : l’impératif oublié de l’attractivité