• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Think-Tank - La Tribune AfriqueTribunes - La Tribune Afrique

Quels moteurs de croissance pour l'Afrique ?

François Bourguignon

Publié le 23 octobre 2019 à 10:02 - Mis à jour le 01 octobre 2025 à 06:41

François Bourguignon, économiste, chaire émérite à l'Ecole d'économie de Paris et ancien économiste en chef et premier vice‐président de la Banque mondiale à Washington (2003 à 2007).

François Bourguignon, économiste, chaire émérite à l'Ecole d'économie de Paris et ancien économiste en chef et premier vice‐président de la Banque mondiale à Washington (2003 à 2007).

Reuters

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 6

    Mines d'or du Limousin : la fièvre jaune, entre promesses d'emplois et héritage toxique

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Dans le cadre des Journées de l'Economie 2019 (JECO) qui se dérouleront à Lyon du 5 au 7 novembre prochains, François Bourguignon participera aux conférences « Comprendre les populismes », « Quels moteurs pour la croissance africaine ? », et « Comment la mondialisation déplace les inégalités ». L'occasion d'analyser les moteurs de la croissance africaine et leur importance stratégique pour le continent.

40 % de la population au sud du Sahara vit aujourd'hui sous le seuil d'extrême pauvreté, soit 1,70 euro par personne et par jour aux prix en vigueur dans les pays développés, soit encore 200 euros par mois pour deux adultes et deux enfants ! Si ce chiffre a enfin commencé à diminuer depuis le tournant du millénaire, le nombre absolu de pauvres, lui, stagne. Il est même en légère augmentation du fait d'une croissance démographique très rapide. Il y a aujourd'hui 1 milliard d'Africains au sud du Sahara, dont 400 millions de pauvres. Ils seront deux milliards d'ici 25 ans et ils concentreront alors l'essentiel de l'extrême pauvreté dans un monde où, de leur fait, l'inégalité aura peut-être commencé de ré-augmenter.

Même s'il reste grand, l'écart de niveaux de vie entre pays émergents et économies avancées diminue rapidement. Pourquoi n'en va-t-t-il pas de même en Afrique ? Pourquoi l'optimisme débordant d'il y a une dizaine d'années est-il retombé ? Dans une large mesure parce que la croissance africaine repose sur l'exportation de matières premières dont les prix réels - rapportés aux biens importés - ont d'abord explosé, puis chuté depuis quatre ou cinq ans. Ils avaient doublé entre 2000 et 2012 - tous produits confondus, pétrole, cuivre, café, coton... ; ils ont depuis baissé de 25 %. L'inquiétude succède à l'exubérance. Est-on à la veille de voir se répéter la lente récession des années 1980 et 1990 ? Tout dépend de l'évolution du prix des matières premières, mais le risque est réel sans changement de stratégie de développement.

Même s'il était possible de lisser parfaitement les effets des cycles que décrivent les prix des matières premières, celles-ci ne sauraient fournir un moteur durable et rapide de croissance à l'Afrique. D'une part, il est probable que le trend de long terme des prix réels soit orienté à la baisse. D'autre part, même si ce n'était pas le cas, les matières premières ne permettront pas à l'Afrique de rattraper son retard sur le reste du monde. En effet, le revenu des exportations de matières premières croît en moyenne comme l'économie mondiale, ce qui implique que la croissance des pays africains dépend en moyenne très fortement de celle de l'économie mondiale, soit de 3,5 à 4,5 % par an. Avec une croissance démographique de l'ordre de 3 %, le revenu par tête africain ne peut croître au mieux que de 1 % à 1,5 % par an sur la longue période, un taux inférieur à la moyenne mondiale. Le retard de l'Afrique aurait alors tendance à s'accentuer.

La diversification de l'économie dans l'industrie, l'agro-industrie ou certains services comme le tourisme est donc un impératif absolu du développement africain. Plusieurs défis sont à surmonter pour faciliter un tel redéploiement. En premier lieu, un lissage rigoureux des effets des cycles de matières premières est nécessaire pour éviter la désincitation à la diversification dans la partie haute du cycle, puisque l'on peut tout se procurer à l'étranger, et la contrainte de financement des investissements dans la partie basse. En second lieu, la compétitivité des économies africaines est faible dans les activités où les économies d'échelles et d'apprentissage sont élevées. Il faut donc élargir les marchés nationaux par des unions douanières régionales effectives et exclusives, ce qui n'est pas toujours le cas des accords existants, et protéger momentanément ces zones commerciales de la concurrence étrangère jusqu'à ce qu'elles puissent l'affronter. Ouvrir plus largement les marchés étrangers aux produits africains aiderait aussi à cette diversification. En troisième lieu, l'énorme déficit d'infrastructure physique et de capital humain doit être réduit, ce qui requiert une aide élargie et plus efficace.

À lire également

  • Pierre Guislain : «La priorité de la BAD est d'attirer les investisseurs pour accompagner la croissance sur le Continent»
  • En Afrique subsaharienne, un nouveau contrat social pour une croissance inclusive
  • « La croissance africaine du XXIe siècle sera agricole ou ne sera pas »
  • Frédéric Oudéa : «Je prévois dix années de belle croissance en Afrique pour la Société Générale»

Ces trois stratégies sont à mener de front, en même temps que continuent les efforts en cours en matière de gouvernance. Un développement rapide et durable reste possible en Afrique. Même si certains pays vont mieux que d'autres, la situation générale est cependant lourde de dangers. Les 400 millions de personnes additionnelles qui arriveront sur le marché du travail dans les vingt prochaines années sont déjà nées et l'on ne sait pas aujourd'hui comment on pourra les employer et leur assurer une vie décente.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

François Bourguignon

Sur le même sujet

Photo d'illustration

PPP & ESG : pour une nouvelle alliance de confiance et d’impact en Afrique

OPINION - Dans un contexte où l’Afrique doit faire face à des défis croissants – urbanisation rapide, besoins en infrastructures, transition énergétique, inégalités sociales – les Partenariats Public-Privé (PPP) apparaissent comme un levier incontournable pour catalyser les investissements structurants. Mais leur acceptabilité sociale et leur capacité à produire un impact durable sont aujourd’hui scrutées avec attention. La clé de leur légitimité ? Une intégration rigoureuse des critères ESG. Par Pierre-Samuel Guedj, Président d’Affectio Mutandi & de la commission RSE&ODD du CIAN.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

PSG : quand le soft power africain dérange

OPINION - Alors que le PSG s’apprête à disputer la finale de la Ligue des champions, son maillot floqué “Visit Rwanda” cristallise bien plus que du sponsoring : il incarne l’irruption assumée du soft power africain sur la scène mondiale. Une stratégie de rayonnement qui bouscule les récits dominants – et qui, à l’heure des projecteurs, doit être saluée. Par Hervé Berville, député et ancien secrétaire d'Etat chargé de la Mer et de la biodiversité et Sonia Rolland, réalisatrice et productrice.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« La Côte d'Ivoire s’inscrit dans l'ère du temps en matière de talents » (Mamadou Touré)

Faire des jeunes la cheville ouvrière du développement économique et industriel, tel est le vœu de la Côte d’Ivoire qui est, cette année, le premier pays africain à accueillir le Congrès mondial autour des services publics d’emplois. Employabilité, formation et besoin des entreprises…, tous les sujets passent dans cet entretien accordé à La Tribune Afrique par Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Sécurité maritime en Afrique : l’impératif oublié de l’attractivité

OPINION - L'Afrique compte 38 États côtiers sur un total de 54 pays. Ces pays disposent d’un accès direct à l’océan Atlantique, à l’océan Indien et à la mer Méditerranée, ce qui leur confère un avantage géostratégique majeur, notamment en matière de commerce maritime, de sécurité, de ressources halieutiques et énergétiques. Par Serge Éric Menye, consultant en intelligence de marché et essayiste, fondateur du cabinet Grassfields Ventures.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« Dans un monde qui se referme, l’énergie peut encore rassembler »

OPINION - À l’heure où les tensions géopolitiques s’exacerbent, où les chaînes de valeur se fragmentent et où le protectionnisme refait surface, les dynamiques de coopération régionale deviennent plus cruciales que jamais. Dans l’océan Indien, l’électrification offre l’opportunité de penser un développement partagé, à la fois pragmatique, durable et souverain, l'énergie étant un catalyseur, bien plus qu'un enjeu d'infrastructures. Par Hasnaine Yavarhoussen, directeur général de Groupe Filatex,

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

En Afrique, sans écosystème structuré, l’entrepreneuriat restera une promesse inachevée

OPINION - L’Afrique est à un moment décisif. Avec une croissance économique attendue de 4% en 2025 - contre seulement 1,3 % pour la zone euro -, et un milliard d’âmes supplémentaires d’ici 2050, dont une majorité de jeunes, le continent fait face à un défi de taille. Par Alexis John Ahyee, directeur général HEC Paris Bureau régional Afrique de l'Ouest et Centrale et Nathalie Riond, professeur et directrice académique du centre d’Entrepreneuriat social d’HEC Paris.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Pourquoi devons-nous adapter notre modèle éducatif pour exister dans l’économie mondiale

Alors que le monde se digitalise à une vitesse fulgurante, l’Afrique a une opportunité unique de tirer parti de cette transformation. L’automatisation et l’intelligence artificielle redéfinissent le monde du travail, faisant évoluer certains métiers traditionnels tout en créant de nouveaux besoins en compétences technologiques. Par Caroline Meurisse, Directrice de l’École 42 Mada et d'Axian University.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
« Nous avons servi le monde entier à travers nos produits de rente : cacao, noix de cajou, hévéa, palmier à huile, etc. [..] Pendant ce temps, nous produisons ce que nous exportons et importons ce que nous consommons. Nous devons renverser cette tendance », déclare Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre de l'Agriculture et du Développement rural de la République de Côte d’Ivoire.

« La traçabilité du cacao demandée par l’Europe impose une réciprocité » (Kobenan Kouassi Adjoumani)

INTERVIEW - En course vers sa souveraineté alimentaire, la Côte d’Ivoire - fournisseur mondial de plusieurs matières premières agricoles - veut davantage présenter ses produits transformés au monde, notamment en Europe où la traçabilité de son cacao est désormais requise. Des sujets sur lesquels, comme l’explique le Ministre ivoirien de l’Agriculture Kobenan Kouassi Adjoumani, cette économie vibrante d’Afrique de l’Ouest construit son propre narratif.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique