• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Think-Tank - La Tribune AfriqueTribunes - La Tribune Afrique

L'Afrique mérite mieux que l'énergie informelle

Samuel Furfari*

Publié le 08 mai 2020 à 16:30 - Mis à jour le 01 octobre 2025 à 06:39

Photo d'illustration

Photo d'illustration

SF

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 2

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

  • 5

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 6

    Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Le problème n'est pas de savoir s'il faut ou pas produire de l'électricité en Afrique. La question est : faut-il le faire rapidement et produire de l'électricité abondante et bon marché - comme en a cruellement besoin l'Afrique - ou bien faut-il, comme le veulent la Commission européenne et les ONG environnementales, les contraindre « à ne pas nous copier » et imposer à l'Afrique la production d'énergies renouvelables ?...

La Tribune Afrique a organisé ce 23 avril, sous la conduite de Marie-France Réveillard, un débat très intéressant intitulé « 

La riposte africaine face au Covid-19 

» qui a indiqué comment, malgré les difficultés, tout est mis en œuvre pour sauver des vies. De nombreuses informations pertinentes ont été partagées par des personnes africaines qui maîtrisent très bien leur sujet. En particulier, Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), a bien su démontrer que l'Afrique avait besoin très rapidement de liquidités afin de faire face aux besoins les plus élémentaires de la population et éviter, au-delà de la crise sanitaire, une crise alimentaire. Elle a également expliqué que la dette africaine de 365 milliards de dollars est essentiellement une dette commerciale de 340-346 milliards de dollars. On voit donc mal comment des états européens pourraient décider de l'annuler, d'autant plus que les pays africains n'ont aucune intention de demander son annulation ni d'y faire défaut. On apprend aussi comment l'Afrique a su, grâce à la flexibilité de son « économie informelle », s'adapter rapidement à la crise. Mais il n'en demeure pas moins que la croissance négative (-1,8%) est très préoccupante, car elle pourrait générer 48 millions de nouveaux pauvres.

Lorsque cette crise sanitaire sera sous contrôle, les politiques publiques africaines devront œuvrer pour répondre aux défis du moyen et long terme et créer un modèle de développement qui tienne compte de la réalité africaine. L'expérience positive de la contrainte du télétravail provoqué par la crise révèle que la digitalisation en sera un élément moteur, d'autant plus que ces dernières années c'est le secteur tertiaire qui a été le principal moteur de la croissance africaine. L'accès à l'Internet à haut débit devient donc indispensable et devrait être généralisé.

Mais quelle est la condition de base pour pouvoir développer « l'économie informelle » et la digitalisation ? Disposer de l'énergie ! Or les invités à l'émission n'ont pas prononcé une seule fois le mot « énergie » au cours du débat. Certes, en soulignant qu'il faut des infrastructures, les initiés peuvent penser à l'énergie, mais ce n'est pas suffisant ; il convient de le dire explicitement parce que c'est la condition sine qua non. L'Afrique ne pourra pas se développer sans énergie abondante et bon marché. C'était d'ailleurs la condition mise en avant par les Pères fondateurs lors de la création de l'UE. I

l est urgent d'électrifier l'Afrique

comme je le décris dans mon livre du même nom. Les écologistes profonds vont sans doute prétendre le contraire. Mais le problème n'est pas de savoir s'il faut ou pas produire de l'électricité en Afrique. La question est : faut-il le faire rapidement et produire de l'électricité abondante et bon marché - comme en a cruellement besoin l'Afrique - ou bien faut-il, comme le veulent la Commission européenne et les ONG environnementales, les contraindre « à ne pas nous copier » et imposer à l'Afrique la production d'énergies renouvelables ?

Est-ce éthiquement supportable que ces pays qui ont un besoin énorme d'électrification fassent comme la France qui gaspille l'argent qu'elle n'a pas pour produire de l'électricité prétendument verte comme le montre si bien

Planet of the Humans

, le dernier film produit par Michael Moore ?

J

ean-Pierre Riou

résume bien la situation que certains voudraient imposer aux pays subsahariens : « Pour tenter de relancer notre économie après la mise au chômage partiel de plus de 9 millions de salariés, Bruno Lemaire vient d'annoncer un plan de soutien de 110 milliards d'euros. Pour comparaison, cette somme, jugée colossale pour notre budget, n'atteint même pas celle des 121 milliards que nos enfants devront finir de payer jusqu'en 2046 pour le seul soutien des contrats d'énergies renouvelables électriques passés avant 2018. La Cour des comptes, qui donne ce chiffre, considère que les conséquences financières de cette politique ont été mal évaluées ». Si c'est impayable pour la France, comment le sera-t-il pour les pays africains ? On ne peut s'empêcher de penser à la reine Marie-Antoinette qui, lorsqu'elle apprit que le peuple manifestait, répondit : « S'ils n'ont pas de pain, qu'on leur donne de brioche ! ».

Seuls 35% de la population africaine ont accès à l'électricité commerciale dont la fourniture est souvent aléatoire et intermittente. En conséquence, souvent, si pas toujours, ceux qui disposent d'un accès au réseau ont en réserve un générateur diesel qui leur permet de poursuivre leur activité lors des innombrables coupures ou délestages. Tant et si bien qu'une grosse partie de l'électricité consommée en Afrique est produite à partir de produits pétroliers. Même les prix bas actuels ne pourraient justifier une telle aberration que nous, Européens, avons abandonnée dans les années 1970.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Comme je l'ai développé d

ans un article paru dans La Tribune

, les capacités de production d'énergies renouvelables intermittentes doivent être suppléées par des capacités équivalentes de génération conventionnelle afin d'assurer la fourniture continue de l'électricité en cas d'arrêt de la production par la nature. Dans l'UE, cette solution, quoique compliquée et chère, est réalisable puisque nous disposons d'une capacité de production classique en suffisance. Par contre, elle n'existe pas en Afrique, de sorte que les jours comme les nuits sans vent ou sans soleil, il n'y aura pas de production d'électricité. Chaque nouvelle centrale renouvelable intermittente devrait être assortie d'une nouvelle centrale thermique conventionnelle. Ce double investissement aberrant n'aura pas lieu évidemment. L'éolien et le solaire ne sont absolument pas des solutions pour un développement digne de ce nom en Afrique, même si dans les zones rurales, leur appoint est le bienvenu. Bien entendu la génération hydroélectrique n'est pas intermittente et constitue une solution renouvelable idéale pour l'Afrique qui dispose de grands fleuves tranquilles. Malheureusement, l'UE n'est pas prête à financer de tels projets afin d'avoir la paix avec les ONG environnementales qui ne supportent pas la construction de barrages et qu'on « touche » à la nature. C'est donc la Chine qui le fera !

Comment peut-on envisager un développement du travail digitalisé dans de telles conditions ? Si l'économie informelle permet une certaine croissance et offre de petits emplois, une « électricité informelle » sera incapable d'apporter une solution digne de ce nom. Sans électricité abondante, bon marché et stable, il n'y aura pas de développement, même pour « l'économie informelle ».

On remarquera au passage que les mots climat, environnement ou durable n'ont pas été prononcés au cours de ce débat ; il n'y a que les politiciens et les ONG européens de l'UE qui veulent le leur imposer, tandis qu'eux pensent à la création d'emplois. Et ils ont bien raison.

À lire également

  • Energie : pourquoi l'Afrique doit s'émanciper de la contrainte occidentale
  • L'efficacité énergétique, un gisement d'opportunités pour les sociétés innovantes en Afrique [Tribune]
  • Christophe Viarnaud : «Le futur de l'Afrique va passer par la révolution énergétique, la révolution de l'agriculture et la révolution de l'éducation»
  • Faheen Allibhoy : «En Gambie, le secteur énergétique est une priorité particulièrement pressante»

(*) Professeur en géopolitique de l'énergie à l'Université Libre de Bruxelles, Samuel Furfari est docteur en sciences appliquées (ULB), ingénieur polytechnicien (ULB), et président de la Société européenne des ingénieurs et industriels (SEII). Son dernier ouvrage s'intitule Énergie 2019, Hystérie climatique et croissance des énergies fossiles.

Samuel Furfari*

Sur le même sujet

Photo d'illustration

PPP & ESG : pour une nouvelle alliance de confiance et d’impact en Afrique

OPINION - Dans un contexte où l’Afrique doit faire face à des défis croissants – urbanisation rapide, besoins en infrastructures, transition énergétique, inégalités sociales – les Partenariats Public-Privé (PPP) apparaissent comme un levier incontournable pour catalyser les investissements structurants. Mais leur acceptabilité sociale et leur capacité à produire un impact durable sont aujourd’hui scrutées avec attention. La clé de leur légitimité ? Une intégration rigoureuse des critères ESG. Par Pierre-Samuel Guedj, Président d’Affectio Mutandi & de la commission RSE&ODD du CIAN.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

PSG : quand le soft power africain dérange

OPINION - Alors que le PSG s’apprête à disputer la finale de la Ligue des champions, son maillot floqué “Visit Rwanda” cristallise bien plus que du sponsoring : il incarne l’irruption assumée du soft power africain sur la scène mondiale. Une stratégie de rayonnement qui bouscule les récits dominants – et qui, à l’heure des projecteurs, doit être saluée. Par Hervé Berville, député et ancien secrétaire d'Etat chargé de la Mer et de la biodiversité et Sonia Rolland, réalisatrice et productrice.

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« La Côte d'Ivoire s’inscrit dans l'ère du temps en matière de talents » (Mamadou Touré)

Faire des jeunes la cheville ouvrière du développement économique et industriel, tel est le vœu de la Côte d’Ivoire qui est, cette année, le premier pays africain à accueillir le Congrès mondial autour des services publics d’emplois. Employabilité, formation et besoin des entreprises…, tous les sujets passent dans cet entretien accordé à La Tribune Afrique par Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Sécurité maritime en Afrique : l’impératif oublié de l’attractivité

OPINION - L'Afrique compte 38 États côtiers sur un total de 54 pays. Ces pays disposent d’un accès direct à l’océan Atlantique, à l’océan Indien et à la mer Méditerranée, ce qui leur confère un avantage géostratégique majeur, notamment en matière de commerce maritime, de sécurité, de ressources halieutiques et énergétiques. Par Serge Éric Menye, consultant en intelligence de marché et essayiste, fondateur du cabinet Grassfields Ventures.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« Dans un monde qui se referme, l’énergie peut encore rassembler »

OPINION - À l’heure où les tensions géopolitiques s’exacerbent, où les chaînes de valeur se fragmentent et où le protectionnisme refait surface, les dynamiques de coopération régionale deviennent plus cruciales que jamais. Dans l’océan Indien, l’électrification offre l’opportunité de penser un développement partagé, à la fois pragmatique, durable et souverain, l'énergie étant un catalyseur, bien plus qu'un enjeu d'infrastructures. Par Hasnaine Yavarhoussen, directeur général de Groupe Filatex,

Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

En Afrique, sans écosystème structuré, l’entrepreneuriat restera une promesse inachevée

OPINION - L’Afrique est à un moment décisif. Avec une croissance économique attendue de 4% en 2025 - contre seulement 1,3 % pour la zone euro -, et un milliard d’âmes supplémentaires d’ici 2050, dont une majorité de jeunes, le continent fait face à un défi de taille. Par Alexis John Ahyee, directeur général HEC Paris Bureau régional Afrique de l'Ouest et Centrale et Nathalie Riond, professeur et directrice académique du centre d’Entrepreneuriat social d’HEC Paris.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Pourquoi devons-nous adapter notre modèle éducatif pour exister dans l’économie mondiale

Alors que le monde se digitalise à une vitesse fulgurante, l’Afrique a une opportunité unique de tirer parti de cette transformation. L’automatisation et l’intelligence artificielle redéfinissent le monde du travail, faisant évoluer certains métiers traditionnels tout en créant de nouveaux besoins en compétences technologiques. Par Caroline Meurisse, Directrice de l’École 42 Mada et d'Axian University.

Premium
Tribunes - La Tribune Afrique
« Nous avons servi le monde entier à travers nos produits de rente : cacao, noix de cajou, hévéa, palmier à huile, etc. [..] Pendant ce temps, nous produisons ce que nous exportons et importons ce que nous consommons. Nous devons renverser cette tendance », déclare Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre de l'Agriculture et du Développement rural de la République de Côte d’Ivoire.

« La traçabilité du cacao demandée par l’Europe impose une réciprocité » (Kobenan Kouassi Adjoumani)

INTERVIEW - En course vers sa souveraineté alimentaire, la Côte d’Ivoire - fournisseur mondial de plusieurs matières premières agricoles - veut davantage présenter ses produits transformés au monde, notamment en Europe où la traçabilité de son cacao est désormais requise. Des sujets sur lesquels, comme l’explique le Ministre ivoirien de l’Agriculture Kobenan Kouassi Adjoumani, cette économie vibrante d’Afrique de l’Ouest construit son propre narratif.

Premium
Entretiens - La Tribune Afrique