L'échec annoncé de la politique éolienne

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(Crédits : Reuters)
OPINION. La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim a suscité un mouvement croissant d'opposition à l'abandon du nucléaire. Car si les énergies renouvelables n'émettent pas de gaz à effet de serre, leur production intermittente et leur implantation sur le territoire génèrent de nombreuses nuisances. Par Samuel Furfari, Professeur à l'Université Libre de Bruxelles, Président de la Société Européenne des Ingénieurs et Industriels (*).

L'arrêt de Fessenheim : un gâchis français

L'opposition aux éoliennes s'amplifie. Après le gâchis de l'arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim en bon état de marche, de plus en plus de personnalités rejoignent les opposants historiques à l'arrêt du nucléaire. Car oui, nous mettons au rébus des installations amorties qui ne produisent pas de CO2 pour les remplacer par des installations qui, si elles n'en produisent pas non plus, présentent de très nombreux inconvénients et augmentent la facture électrique des citoyens.

Loïk Le Floch-Prigent qualifie très justement la fermeture de cette centrale de « drame national ». Dernièrement, dans Causeur, le philosophe Alain Finkielkraut et l'animateur de télévision Stéphane Bern ont signé une pétition demandant au président de la République Française de mettre un terme à l'implantation des éoliennes. Emmanuel Macron, à Pau, a lui-même reconnu que « le consensus sur l'éolien est nettement en train de s'affaiblir dans notre pays ». Les griefs sont connus, avec notamment la dégradation du paysage, les nuisances diverses pour les riverains mais aussi pour la faune aviaire, le démantèlement problématique... Les citoyens qui se mobilisent contre les effets nocifs de ces moulins à vent modernes méritent notre soutien total dans leur juste lutte.

Des milliards dépensés pour une production d'énergie primaire négligeable

Il y a une raison rédhibitoire que tout citoyen devrait prendre en compte afin de s'opposer encore plus fermement au déploiement des éoliennes, voire exiger leur démantèlement. Lors des crises pétrolières des années 1970, on a rapidement pensé à remplacer les centrales électriques fonctionnant aux énergies fossiles par des éoliennes. Après tout, l'histoire nous a enseigné que l'énergie éolienne a été abondamment utilisée par les meuniers. Il suffisait de moderniser une technologie ancestrale. Les progrès ont été rapides au point que les financements européens ont permis la mise au point de machines performantes de plus en plus puissantes à la fin du siècle dernier. Pourtant leur déploiement se faisait attendre, car si la technologie était au rendez-vous, la rentabilité économique faisait défaut. Afin de mettre en œuvre la politique d'abattement des émissions de CO2 décidée après l'adoption du protocole de Kyoto, l'Union européenne (UE) a voulu rendre obligatoire cette forme de génération d'électricité. Dans une première directive de 2001, l'objectif n'était pas contraignant. La directive de 2009, au contraire, a rendu obligatoire la génération d'électricité à partir d'énergie renouvelable, avec en prime la priorité d'accès au réseau de cette forme d'électricité.

Le développement a été fulgurant notamment en Allemagne, en Italie et au Danemark. Après des années d'efforts, nous devons constater que l'électricité d'origine éolienne représente, dans l'UE, 11 % de la production globale d'électricité, loin derrière la production d'énergie électronucléaire qui en représente 25 % et celle du gaz naturel avec 21%. Mais, si ce chiffre de 11% peut sembler intéressant, il ne dépasse pas les 1,9 % une fois ramené à l'énergie primaire. Si l'on ajoute les 0,5% d'énergie solaire, ce résultat de 2,4% en énergie primaire a été obtenu après avoir dépensé 689 milliards de dollars entre 2010 et mi 2019. Depuis 2000, un million de millions d'euros a été dépensé dans l'UE pour des résultats, somme toute, négligeables. Tout ça pour ça !

L'intermittence : le mal originel de la production éolienne

Toutefois, l'expérience acquise sur plus de dix années doit nous permettre de tirer des leçons afin de savoir s'il convient de poursuivre dans la voie de l'obligation de production d'électricité éolienne. Or, il apparaît de manière irréfragable que l'intermittence de la production éolienne due à la variabilité de la vitesse du vent ne permettra pas un déploiement suffisant pour remplacer les productions électronucléaire ou thermique d'électricité. Lorsque le vent ne souffle pas il faut bien qu'il y ait une production disponible pour compenser ce manque de production ― on peut dire la même chose du solaire photovoltaïque.

On observe qu'en moyenne dans l'UE les éoliennes ne produisent que pendant 23 % du temps. Que faut-il faire pendant les 77 % du temps restant ? Utiliser les équipements de production traditionnels. Si c'est ainsi qu'est gérée la production d'électricité depuis une dizaine d'années, cette méthode n'est guère efficace car elle impacte le coup de la production. D'ailleurs, lorsqu'il y a trop de vent il faut payer des consommateurs industriels pour qu'ils consomment cette électricité inutile. Tout cela coute cher ! Les installations classiques performantes ne fonctionnent pas de manière idéale et nous subissons également un surcoût à la gestion, de plus en plus délicate, du réseau électrique. Dès la prise de conscience de cette réalité, une multiplication de solutions a été envisagée : réseaux intelligents (smart grids), gestion à distance de la consommation des ménages, développement des batteries. Mais tout cela n'existe pas encore, ou de façon embryonnaire, et reprendra probablement des décennies avant d'être mise en œuvre à un coût compétitif.

Les États se sont rabattus sur le mécanisme de rémunération de la capacité des installations thermiques qui consiste à apporter une aide publique aux installations thermiques tout simplement parce qu'elles existent et qu'elles sont disponibles au moment où la nature ne produit pas. On ne finance donc non pas la production, mais l'existence d'une capacité de production. Le lecteur aura compris que l'on subventionne non seulement l'installation des éoliennes, mais encore les centrales non intermittentes pour qu'elles suppléent au caprice de la nature.

 Aucune solution économique et industrielle n'est aujourd'hui en vue pour compenser cette intermittence. Malgré la diminution du coût d'installation des éoliennes, mais également de leur coût de génération (44% de réduction en dix ans), la facture du citoyen ne cesse d'augmenter. Les données statistiques de l'office Eurostat de l'UE montrent que plus on produit de l'électricité intermittente, plus le consommateur paye cher son électricité.

Aucune obligation de résultats

Les pays d'Europe centrale et orientale l'ont bien compris et ne se pressent pas pour installer des éoliennes. D'ailleurs, la directive en faveur de la promotion des énergies renouvelable de 2018, contrairement à celle de 2009, ne prévoit aucune obligation de résultats pour les États membres, seule l'UE étant tenue d'y arriver. Les États membres ont refusé cette clause d'obligation de résultats lors du sommet européen des 23-24 octobre 2014. En 2021, l'objectif de 20% d'énergies renouvelables ne sera pas atteint par une majorité d'États membres, notamment ceux d'Europe centrale et orientale, mais aussi l'Allemagne.

Est-ce que la Commission Européenne dirigée par Madame Ursula von der Leyen va engager une procédure judiciaire contre l'Allemagne et une large série d'autres États membres ? Un autre rendez-vous intéressant aura lieu en 2031 lorsque la Commission européenne devrait traîner en justice l'UE pour ne pas avoir atteint le résultat qu'elle s'est imposée elle-même en matière d'énergie renouvelable puisque si l'objectif n'est pas contraignant pour les États membres... il l'est pour l'UE !

__________

(*) Le dernier ouvrage de Samuele Furfari est « Énergie 2019. Hystérie climatique et croissance des énergies fossiles" (Chez Amazon). Son livre de référence es une œuvre de 1200 pages en deux volumes "The changing world of energy and the geopolitical challenges". Voir furfari.wordpress.com

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a écrit le 08/03/2020 à 23:25 :
Les écolos se sont regroupés pour répondre à cet article apparemment

Je suis contre les éoliennes, ces immenses machins de ferraille et autres matières qui détruisent le paysage. Mes parents ont vécu à l'époque de Tchernobyl mais ne s'en laissait pas compter et on vécu tranquillement. J'ai connu Fukushima, donc le tsunami a fait plus de morts que la centrale nucléaire et je n'en ai pas peur pour autant.
L'Afrique a fait le choix du nucléaire, l'Inde aussi, la Chine également. Mais il semble que les français doivent être punis d'avoir trop bien vécu, qu'il faille leur supprimer chaleur et lumière !
J'ai une amie à la Réunion, elle attend le soleil pour se mettre sur internet, pour mettre la machine à laver en route (elle a fait le choix du solaire). Heureusement qu'elle peut se permettre de venir souvent en France, elle retrouve son sourire et sa bonne humeur.
Pour le nucléaire, non aux éoliennes !!
a écrit le 07/03/2020 à 16:31 :
En énergie primaire le nucléaire sera dérisoire dans toutes les projections résumées dans les derniers rapports du Giec alors que les renouvelables type solaire et éolien ont des perspectives bien supérieures. De même l'éolien ne produit pas 23% du temps (c'est son facteur de charge terrestre moyen en France) mais environ 80% du temps. L'éolien terrestre tend déjà vers les 40 euros le MWh quand celui des EPR d'après les derniers rapports de la Cour des comptes serait autour de 130 euros le MWh et le président d'EDF lui même n'ose se hasarder à des chiffres mais le trouve trop cher dans un article des Echos du 20 janvier. La part de stockage en Europe n'est pas si importante si l'on tient compte des 7 courants venteux la plupart complémentaires et qui ne sont pas encore reliés de manière optimale (on peut citer par exemple le Groenland très complémentaire de la France). Le solaire n'est pas non plus optimisé, pas plus que ne l'est l'éolien terrestre en France qui s'est développé librement mais pas de manière "modélisée" qui est nécessaire pour éviter les abus ou erreurs. En terme de stockage on en a a foison, plusieurs pays européens ont des excédents Step et les autres divers stockage sous forme hydrogène power to X qui voient leur prix baisser fortement dès lors qu'il y a de la demande et d'autres entre autres sous forme de chaleur sont déjà compétitifs. Donc cet article est encore de la publicité en faveur du nucléaire qui malgré son ancienneté et son incapacité à résoudre ses problèmes techniques de sûreté, de déchets à très long terme et de coûts, réclame encore des subventions et par le biais de personnes non qualifiées, incompétentes en énergie alors que c'est un secteur de pointe pour spécialistes et non pour des amateurs. Citer entre autres Stéphane Bern en appui d'arguties erronées est le comble du ridicule, il n'y a décidément pas de limites à la bêtise et aux mensonges dans le secteur nucléaire depuis qu'il existe.
Réponse de le 10/03/2020 à 18:06 :
Désolé Polytech mais l'article est parfaitement documenté et vrai. L'année dernière l'éolien a eu une variation de production de 0,8% à 19%. Il est quasiment impossible de la sorte d'en faire une énergie primaire. Quant à indiquer que l'éolien est utilisable à 80% du temps, là on frôle la mauvaise foi. Quant au stockage, on a aujourd'hui peu de solutions, sinon de recycler des batteries ou de penser à des productions non critiques dans le temps. L'éolien est une anarque qui a permis l'enrichissement honteux de quelques uns au détriment de la collectivité.
a écrit le 07/03/2020 à 16:07 :
A l'heure du coronavirus, il est nécessaire de rappeler que le principal reproche fait au nucléaire est sa dangerosité potentielle, et l'impuissance de l'homme face aux accidents toujours possibles. Regardez donc le documentaire sur la mise sous sarcophage de la centrale de tchernobil, il fait froid dans le dos...
Vaut-il mieux payer plus cher son électricité, ou porter la responsabilité de catastrophe mondiale ?
On dirait que ces lobbystes fort bien payés n'ont ni conscience ni famille ;
a écrit le 07/03/2020 à 10:41 :
"de plus en plus de personnalités rejoignent les opposants historiques à l'arrêt du nucléaire".
C'est bien connu MM. Loïk Le Floch-Prigent, Alain Finkielkraut, et Stéphane Bern étaient d'ardents soutiens aux politiques écologistes et aux mouvements anti-nucléaires en Europe. Visiblement ils ont changé d'avis...
Plus c'est gros, plus ça passe... n'est-ce pas M. Furfari ?
J'invite les lecteurs à se renseigner sur l'auteur de cet article d'opinion, sur la Société Européenne des Ingénieurs et Industriels et sur leurs éventuels conflits d'intérêts.
Réponse de le 07/03/2020 à 23:59 :
Que Messieurs Bern, Finkielkraut, et Le Floch changent d'avis …. quelle importance pour ce qui est de leurs éventuelles compétence je demande à vois. Quant à Le Floch on ne passe pas sa vie dans les énergies du passé pour ensuite les dénigrer, d'ailleurs s'est il intéressé une seconde dans cette vie sur les alternatives possible ?
Le nucléaire s'est auto-condamné par ses insuffisances et l'avenir appartient bel et bien aux ENR, ne serait-ce que pour ce qui fini toujours par l'emporter…. l'avantage économique. Le MWh de l'EPR d'Hinckey Point est déjà négocié à 110€ le MWh inutile d'espérer un miracle avec les EPR, trop long, trop cher, trop peu fiable, et inutile dans le suivi de charge qui n'est aujourd'hui en France réalisé qu'avec l'hydroélectricité des barrages.
Je regrette néanmoins la fermeture à mon avis trop précipitée de Fessenheim car cela souligne notre retard dans le développement de l'éolien et du solaire, nous tournons aujourd'hui trop prés de l'équilibre entre production et consommation. Avec un hiver froid nous aurions sans doute connu des problèmes d'approvisionnement, nous avons seulement de la chance
a écrit le 06/03/2020 à 12:29 :
"L'arrêt de Fessenheim : un gâchis français". Rappelons qu'on ne peut pas changer la cuve , c'est pas prévu à la construction. Or le bombardement neutronique qu'elle a subit l'a conduit en fin de vie : le risque est une rupture brutale catastrophique. Il était temps et prudent de fermer Fessenheim.
Réponse de le 07/03/2020 à 21:30 :
"Or le bombardement neutronique qu'elle a subit l'a conduit en fin de vie : le risque est une rupture brutale catastrophique.", sauf que ces mêmes cuves ont près de 60 ans de fonctionnement aux Etats-Unis et que certains exploitants envisagent de es faire fonctionner jusqu'à 80 ans ou plus.
Les cuves sont contrôlées à chaque visite décennale, des coupons tests réalisés lors de la fabrication de la cuve sont installés en cuve et contrôlés périodiquement dans des laboratoires spécialisés. De plus dès la conception d'importantes marges de sécurité sont prises en compte.
a écrit le 06/03/2020 à 11:26 :
L'éolien offshore a fait ses preuves ! Il y a beaucoup de vent pendant de longue période en hiver, quand on en a besoin. Voir le park Merkur en Allemagne qui alimente 400.000 foyers.
a écrit le 06/03/2020 à 9:41 :
Multiplier les dépenses de soutien aux énergies renouvelables dans le but de réduire la production de l'électronucléaire existant ne sert pas à protéger le climat ! Dire que le prix de revient est inférieur à celui des EPR même améliorés n'a pas non plus de sens puisque la comparaison doit se faire avec celui des réacteurs existants à condition certes de ne pas les arrêter à 40 ans... Et comme les éoliennes à terre provoquent des réactions, la solution fantastique est l'éolien offshore: c'est encore plus cher mais on fera supporter les coûts de raccordement par RTE....
a écrit le 05/03/2020 à 11:36 :
L'éolien ne sert à rien pour la réduction des émissions de CO2. La preuve par l'Allemagne, champion de l'éolien et champion des émissions de CO2.
L'éolien peut remplacer du nucléaire à condition de substituer au nucléaire effacé du thermique, c'est à dire du CO2, à cause de son intermittence. C'est le syndrome du Sapeur Camembert : faire un trou pour boucher le précédent!
30,000 éoliennes géantes, c'est 300 éoliennes par département : bétonnage irréversible des sols agricoles, bruit, destruction des paysages, atteintes au patrimoine, atteintes à l'avifaune, aux chauves-souris, destruction de la qualité de vie des gens, artificialisation de l'espace rural, dévalorisation touristique. Tout ça pour engraisser la finance internationale sans aucun bénéfice pour l'environnemnt. C'est ça l'écologie ?
a écrit le 04/03/2020 à 15:22 :
Aujourd'hui l'interittence est très bien gérée par la production d'hydrogène par électrolyse qui permet ensuite de compenser cette intermittence mais également par les technologies de fonte de sel minéraux qui permettent également de gérer les creux.

Cependant la plupart des parcs installés en France sont basiques et n'intègrent pas ces technologies pour des raisons de souveraineté, de subvention et de calcul financiers de courts terme.

L'ingénierie et la science sont au RDV mais les investisseur sont des rapiats qui ne pensent que profits immédiats sur le dos parfois des contribuables, au détriment parfois même de la rentabilité à long terme de leur investissement industriel.

Donc si l'intermittence peut très bien être gérée aujourd'hui via des solutions technologiques encore faut-il s'entourer des bons ingénieurs et chercheurs pour le savoir et les intégrer au processus industriel de production énergétique éolien.
Réponse de le 07/03/2020 à 21:50 :
Vous rêvez ? A ce jour les électrolyseurs ont un mauvais rendement, de plus pour obtenir un fonctionnement satisfaisant ils doivent fonctionner en continu.
Les investisseurs ne sont pas plus "rapiats" que vous, ils souhaitent seulement revoir leur argent avec quelques intérêts et n'investissent que lorsque la probabilité que l'affaire devienne rentable est suffisante, éventuellement par des subventions, dans ce dernier cas c'est le citoyen qui investi à perte au travers de l'état.
Bien sûr, la science et la technique progresse, mais pas aussi vite que vous l'imaginez.
Quant à la gestion de l'intermittence au travers des "smart-grid" ils ont l'intelligence de gérer les pénuries.
a écrit le 04/03/2020 à 15:07 :
Les importation de gaz augmentent en Allemagne, nous apprend l'agence Reuters.

+25,6% pour les 9 premiers mois de 2019 par rapport aux 9 premiers mois de 2018.

La facture de gaz de l’Allemagne est maintenant de 25 milliards d’euros en rythme annuel, ceci malgré la baisse des prix du gaz.
a écrit le 04/03/2020 à 13:35 :
Pour remédier à l’intermittence des énergies renouvelables, deux solutions propres, hydrauliques sont envisageables :
- l'énergie des marées exploitée en éventails de tunnels souterrains sous toute côte un peu surélevée le permettant (là où les coefficients de marée sont importants, et les besoins de consommations proches) ;
- le turbinage entre stockages d'altitudes différentes (en montagne) également capables d'être créés en souterrains en plaine, à partir d'un puits central et de réservoirs tunnels déployés en étoile à deux niveau différents de profondeur (100 et 1000 m).
Cette deuxième solution peut également servir de réserves d'eau en été pour inonder des terrasses rizières larges servant de coupe-feux aux incendies forestiers (à suggérer à l'Australie et en tout pays désertifié...).
a écrit le 04/03/2020 à 11:40 :
Simplement, d'un point de vue aesthétiqie l'eolien est une horreur.
Ajoutez à cela tout le reste...bye bye no more!
Réponse de le 04/03/2020 à 15:56 :
Le point de vue esthétique est bien peu de chose lorsqu'on se retroive sans électrcité croyez moi.
Par ailleurs les cenyrales nucléaires sont également affreuses et idem pour toutes les installations de production d'énergies.
Il faut faire des choix rester sous développé énergétique ou accepter quelques compromis esthétiques.
Réponse de le 06/03/2020 à 20:54 :
Du point de vue esthétique : retirer les éoliennes de la Beauce, et bien ça reste moche, des champs de boue sans arbres, à perte de vue... youpi !

Du point de vue sécurité : pas franchement de risque d'attentat sur les éoliennes, quant aux catastrophes naturelles si Fukushima avait été équipé en éoliennes...

Et puis pour l'avenir, que voulez-vous laisser à nos successeurs ? des déchets radioactifs et des centrales pourries qui fuient ou bien des éoliennes relativement inoffensives ?

Enfin, en ce qui concerne l'impact sur les lieux d'implantation, il ne me semble pas que l'emprise au sol de quelques éoliennes soit comparable à celle d'une centrale nucléaire... et on y gagne en barbelés et en vigiles !
a écrit le 04/03/2020 à 10:24 :
La France est défigurée depuis 60 ans par 300 000 pylônes supportant plus de 100 000 km de lignes THT jusqu'à 400 000 volts qu'il est dond impossible d'enterrer alors que vous ne voyez aucune ligne aérienne ni aucun pylône au voisinage des parcs eoliens et fermés solaires qui produisent à des puissances 1000 fois inférieur et qui sont acheminés en MT toutes enterrées
Il semble que la laideur des installations dues au nucléaire soit transparente mais que l'absence de laideur issue des E'NR soit insupportable à voir.... à moins que le problème soit ailleurs.
Serge Rochain
Réponse de le 04/03/2020 à 13:01 :
Il n’y a pas de site de production électrique qui s’intègre correctement dans les paysages mais il y a tout de même une certaine hiérarchie.
Il n’y a je crois que 19 sites de production nucléaire en France. Pour produire l’équivalent des 63GW de production électrique nucléaire via l’éolien, il faudrait implanter plus de 100000 éoliennes de 3MW (facteur de charge d’environ 20% en France d’après le rapport RTE 2018) pour avoir l’équivalent en puissance installée sans bien sûr avoir la certitude de produire du courant en adéquation avec la demande.
Certes les lignes de hautes tensions ne sont guère esthétiques et je comprends que les défenseurs de la nature puissent dénoncer ces horreurs mais ces horribles structures ne mesurent que 60m de haut alors que les merveilleuses éoliennes culminent maintenant à plus de 180m voire 230m pour les toutes dernières générations; en général édifiées sur les points élevés elles peuvent donc se voir à plus de 40km de distance sans problème. Je ne parle bien sûr pas des nuisances lumineuses associées et proportionnelles aux nombres d’éoliennes implantées.
A tout prendre et sans tenir compte de l’intermittence qui restent un obstacle technique majeur des énergies renouvelables, je préfère encore un site de production photovoltaïque qui ne se voit pas à des dizaines de kilomètres de distance et qui ne ruine pas la vie des riverains par leur nuisances sonores (voire infrasonores mais ici le principe de précaution ne s'applique pas).
De plus quelle que soit la filière de production considérée, il faudra bien des lignes hautes tensions pour transporter le courant produit. Il faudra même les renforcer pour écouler les surplus aléatoires produits quand nos belles éoliennes se décident de tourner.
Réponse de le 07/03/2020 à 22:08 :
Non ce n'est pas un choix éolienne ou pilône THT. Même avec des éoliennes il vous faudra des lignes THT pour l'équilibre du réseau échanges régionaux ou transfrontaliers.
@jardinier; si je suis d'accord avec le début de votre réponse j'ai beaucoup de doutes sur le PV qui certes est moins néfaste pour nos paysages mais grève fortement notre porte-monnaie car lourdement subventionné et d'autre part amène des nuisances dans les pays où sont produits les panneaux.
a écrit le 04/03/2020 à 9:28 :
La baisse des couts éoliens de 44% en 20 ans est certes à considérer pour l'avenir, mais comme l'éolien est 3 fois plus cher que le nucléaire il faudrait une baisse de 75% pour atteindre le même cout que lui, et il faudrait que cela soit rapide,ce serait difficile. De surcroit cette baisse ne s'est pas reflétée dans les prix au consommateur qui a continué à payer plus cher, où est donc la différence ? Enfin compte tenu du très faible rendement de l'éolien il est claire qu'il ne saurait remplir les conditions nécessaires de production pour alimenter un parc important de véhicules électriques. La contradiction est flagrante.
Réponse de le 04/03/2020 à 9:50 :
je suis d'accord d'un point de vu financier surtout
on aurait pu faire tourner fessenheim le temps que la nouvelle centrale de Flamandville fonctionne
mais cela reste une centrale en fin de vie, et son remplacement coûtera une fortune
la consommation baisse depuis des années, donc sauf raz de marée de voitures électriques il n'y aura pas de problèmes, de plus les véhicules serviront de stockage pour le réseau

enfin il se développe un nouveau marché de remplacement des anciennes turbines d'éoliennes. En gros on remplace l'ancienne par une nouvelle plus puissante, ce qui augmente drastiquement la production d'un parc, on pourrait même le réduire à production constante
Réponse de le 04/03/2020 à 10:29 :
La contradiction n'est que dans votre tête car vous partez sur un constat totalement faux :
Ce n'est pas les ENR qui ont un coût de production 3 fois supérieur à celui du nouveau nucleaite, c'est l'inverse
MHh EPR = 110 €
MWh ENR = 40 €et même moins.
Réponse de le 04/03/2020 à 10:33 :
La contradiction n'est que dans votre tête car vous partez sur un constat totalement faux :
Ce n'est pas les ENR qui ont un coût de production 3 fois supérieur à celui du nouveau nucleaite, c'est l'inverse
MHh EPR = 110 €
MWh ENR = 40 €et même moins.
Réponse de le 04/03/2020 à 10:52 :
"la consommation baisse depuis des années"

Voilà ma foi une in,formation fort intéressante, dommage que personne ne nous dise cela, je suppose que cela doit venir du fait d'internet devenu occupation principale grosse consommatrice d'électricité certes mais partagée par tous les pays du monde.

Le réchauffement climatique voyant par exemple le mois de février devenir le mois le plus chaud de l'hiver alors qu'étant le plus froid auparavant doit y être également pour beaucoup.

Mais les climatisations ne retournent elles pas la tendance ? En tout cas une réelle et bonne surprise.
a écrit le 03/03/2020 à 23:47 :
Quelle médiocrité !

Le développement d'une technologie, qui plus est dans le domaine énergétique, n'arrive à maturité qu'au bout de 50 ou 100 ans. Tirer un trait sur l'éolien maintenant relève au mieux de la crétinerie, au pire de la malhonnêteté.

Le monde n'a jamais été aussi riche, aussi prospère, grâce au faible coût des énergies fossiles mais dont les effets toxiques se font douloureusement sentir, et dont la géopolitique bouleverse le monde depuis 100 ans.

Il faut utiliser la situation favorable d'aujourd'hui pour créer les conditions durable d'une énergie abondante, non toxique et peu chère sur le long terme. Et bingo la voie à suivre ce sont les ENR sans aucun doute, et de façon plus spéculative, d'un nucléaire qui reste à mettre au point.
a écrit le 03/03/2020 à 21:07 :
L'éolien terrestre est fini! FINI! compte tenu de facteurs de charge trop faible (moins de 20%). Reste l'éolien off shore avec des facteurs de 50% . Ne nous voilons pas la face, dans cinq ans les "investissements" terrestres seront scrutés, des procès selon engagés pour savoir qui a tiré profit de situations que l'on savait non profitables à nos sociétés! Il reste à nos sociétés de respirer un grand coup et prendre enfin la décision de construction de nouvelles tranches nucléaires: la guerre contre le CO2 le justifie!
a écrit le 03/03/2020 à 20:53 :
encore un pseudo expert qui critique, ne propose aucune solutions, et qui fait dire au chiffres ce qu'il veut!

1. Solaire + éolien =1.9% de l'énergie primaire en europe. Le nucléaire ne dépasse pas les 5-10%. Très peu de pays ont des centrales nucléaires et une grande partie de l'énergie primaire est pour le chauffage (gaz, charbon) et les transports (pétrole)!
2. Les éoliennes de fonctionnent que 23% du temps. On parle de facteur de charge, c'est a dire en moyenne sur l'année en Europe 23% de la puissance maximum installée. En réalité, les éoliennes tournent plus de 90% du temps a puissance réduite et elles ne sont pas toutes a l'arrêt en même temps! Le facteur de charge sur les dernières centrales éoliennes en mer est de près de 60% pour un coût du MWh sous les 50euros!
3. Les chiffres on peut leur faire dire ce qu'on veut. En 2018, 6 réacteurs nucléaires sur 7 étaient en arrêt prolongés en Belgique pour un facteur de charge final de moins de 50% sur l'année !
4. Le prix de l'électricité c'est plus de 50% de taxes et coûts de distribution ! Le solaire est maintenant a moins de 50eur/MWh en Europe et sera sous les 30eur/MWh d'ici 3-4ans! Pendant ce temps là, EDF et la cours des comptes militent pour un prix de l'Arenh plus élevé puisque EDF ne couvre pas les frais de maintenance, démantèlement et stockage des déchets longue durée. Les mêmes déchets qui sont considérés comme combustible potentiel alors que la France vient d'arrêter ses recherches sur les réacteurs au sodium censés bruler ces déchets ! Le vrai coût du nucléaire est bien au delà des 100eur/MWh comme le montre l'exemple d'Hinkley point C en Angleterre.
Dans 30ans, il faudra pas venir pleurer si la France se retrouve avec un nucléaire hors de prix, des déchets nucléaires in-stockables et aucune industrie dans la construction d'éoliennes ou de panneaux solaires !
Réponse de le 04/03/2020 à 18:34 :
Le volume des déchets nucléaires, déchets qu'on saura traiter car les technologies vont continuer d'évoluer, ne représente à ce jour que l'équivalent d'une piscine olympique. Pour info, on ne sait pas retraiter les dizaines de milliers de pales d'éoliennes en service.ou à venir.
Réponse de le 04/03/2020 à 23:34 :
la neutralisation des déchets (entendez par là, radiation = zero) n'est pas à l'ordre du jour pour au moins ... tout ca.

On n'est déjà pas foutu de fusionner de l'hydrogène alors inverser le processus d'irradiation sur des centaines de milliers de tonnes... En plus le processus risque d'être un gouffre énergétique, ce qui réduirait à zéro le bonus de 50 ans de production nucléaire.

Ensuite, on ne sait effectivement pas trop quoi faire des pales usées (des pulls, des petites cuillères, des chaises design...?).

Mais elles sont constituées de fibres de verre et/ou de kevlar, enrobées de résines epoxy ou polyester. C'est parfaitement incinérable et produit alors de la chaleur et des cendres non toxiques. On n'a pas à craindre de devoir les enterrer à 500 m de profondeur en serrant les fesses pour qu'un de nos enfants (ou petit petit.... enfant ) ne les déterre pas par erreur ou curiosité.

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