• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Think-Tank - La Tribune AfriqueTribunes - La Tribune Afrique

Afrique subsaharienne: le capitalisme pourrait réussir là où l’aide au développement échoue depuis 60 ans

Francis Journot

Publié le 07 novembre 2020 à 11:53 - Mis à jour le 01 octobre 2025 à 06:36

usine textile en Ethiopie fabrication industrie travailleuses travail emploi main d'oeuvre

Photo d'illustration

Reuters

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 3

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 4

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 5

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 6

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Dans le contexte actuel, il serait hasardeux de diminuer le montant d'APD en Afrique subsaharienne au moment où la pandémie de Covid-19 aggrave l'extrême pauvreté. Une transition graduelle vers une autre politique de développement pourrait se révéler pertinente.

En 2019, le montant de l'aide publique au développement de L'Afrique (APD) atteignait 37 Mrds USD dont 31 affectés à la zone subsaharienne, mais la misère pourrait demeurer. Selon une étude de la Banque Mondiale en 2018, cette part de l'Afrique concentrait le quart de l'extrême pauvreté mondiale en 1990, la moitié en 2015 et les projections indiquaient 90 % pour 2030.Si l'on en croit le dernier rapport « Africa's Pulse »dévoilé le 7 octobre 2020, la situation pourrait s'envenimer « La pandémie risque de faire basculer 40 millions d'Africains dans l'extrême pauvreté, effaçant au moins cinq années de progrès dans la lutte contre la pauvreté. ».Le président de la Banque Africaine de Développement (BAD) Adesina Akinwimin'est pas plus optimiste « l'Afrique a perdu plus d'une décennie des gains réalisés en matière de croissance économique ». Diminution de budgets nationaux, fragilisation des régimes politiques et renforcement du terrorisme islamique, fuite vers l'UE d'une jeunesse africaine indispensable au développement du continent, pourraient compter parmi les conséquences.

Le débat autour du capitalisme et de l'aide au développement

Dès le début des années 60, l'agronome René Dumont a douté de l'efficacité de l'APD, puis des économistes dont Jean-François Gabas en 1988 ou William Easterly en 2001 se sont aussi interrogés. Professeur à Harvard au cours des années 80 et 90, Jeffrey Sachs aurait enseigné que « Le développement à long terme ne serait possible qu'avec la participation du secteur privé et des solutions d'économie de marché ». Son ancienne élève, l'économiste Dambisa Moyo, écrivait dans son bestseller couronné par le New York Times en 2009 « l'aide fatale : Les ravages d'une aide inutile et de nouvelles solutions pour l'Afrique» : « Nous avons maintenant plus de 300 ans de preuves de ce qui fonctionne pour augmenter la croissance, réduire la pauvreté et la souffrance. Par exemple, nous savons que les pays qui financent le développement et créent des emplois grâce au commerce et à l'encouragement des investissements étrangers prospèrent. » Des chefs d'Etat partagent une part de l'analyse dont l'ancien président du Sénégal Abdoulaye Wade qui déclarait en 2002 : « Les pays qui se sont développés ont tous embrassé le libre-marché». Néanmoins, dans son ouvrage publié en 2005 « La fin de la pauvreté », le professeur émérite Jeffrey Sachs maintenant conseiller du Secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, préconisait le doublement de l'APD dont son ex élève Dambisa Moyo dénonce précisément l'inefficience. Le sujet est complexe et personne n'a entièrement raison ou tort. Le débat qui promet de durer encore plusieurs décennies ne semble pouvoir remédier à la stagnation de l'Afrique. Il serait hasardeux de diminuer le montant d'APD en Afrique subsaharienne au moment où la pandémie de Covid-19 aggrave l'extrême pauvreté, mais une transition graduelle vers une autre politique de développement pourrait se révéler pertinente.

L'économie informelle ne pourra jamais générer seule une croissance suffisante

La somme consacrée à l'APD en Afrique depuis 1960 dépasse, selon l'économiste Zambienne Dambisa Moyo, 1 000 milliards de dollars. Mais les actions locales des ONG montrent leurs limites et la nouvelle politique d'APD prônée depuis 2017 par le FMI en faveur de l'emploi informel pourrait se révéler insuffisante en termes de diminution des inégalités et de croissance. L'hétérogénéité d'une économie informelle en Afrique subsaharienne qui génère 20 à 65 % du PIB des Etats est à prendre en considération, mais il conviendrait de mettre également en œuvre une stratégie plus globale afin de gagner la course contre un appauvrissement et une catastrophe humanitaire qui menacent. Après une augmentation du PIB subsaharien de 2.4 % enregistrée en 2019, le FMI prévoit un repli qui avoisinera de 3.2 % dans cette région africaine dont la croissance par habitant est déjà la plus faible au monde. Une transformation de l'économie subsaharienne qui procurerait davantage de postes souvent mieux rémunérés que ceux du secteur informel totalisant actuellement plus de 80 % des emplois s'avèrerait impérative pour offrir de réelles perspectives économiques. Pour absorber un chômage qui impacte 40 à 45 % des 15/24 ans dans un contexte de démographie subsaharienne galopante et réduire une extrême pauvreté (moins de 1.90 $/jour) qui touche plus de 150 millions de travailleurs subsahariens parmi 450, il serait indispensable que la croissance du très faible PIB subsaharien de 1 755 milliards de dollars (2019), augmente considérablement. Un taux de croissance nécessaire de 7 % pour faire reculer significativement la pauvreté a souvent été évoqué au cours des années passées, mais compte tenu des facteurs aggravants et de paramètres alarmants, le taux minimum à atteindre ne devra pas être inférieur à 8 ou 9 % pendant de nombreuses années.

Les emplois partis en Chine ne reviendront pas en Occident

Le développement de la Chine est un cas d'école. La délocalisation de la production depuis 30 ans des biens de consommation occidentaux est à l'origine du miracle économique chinois et de ses taux de croissance pendant vingt ans à partir du début des années 90, rarement inférieurs à 9 % et souvent supérieurs à 12, 13 ou 14 %. Ces emplois ne reviendront évidemment pas dans des pays occidentaux dont les salaires sont plus élevés, mais il ne faut pas non plus transformer l'Afrique en nouvel atelier du monde. Il convient plus simplement d'initier l'évolution industrielle et économique qui favorisera sa marche vers l'autonomie et le progrès.

Alors comment faire décoller l'économie subsaharienne ?

La volonté de nombreux chefs d'Etat de moderniser et d'industrialiser leurs pays constitue certainement un préalable primordial, mais le manque de financements et d'infrastructures, le temps long de l'industrialisation à partir de bases productives ou commerciales insuffisantes ou inexistantes, le besoin de réactivité au sein de chaines de valeur mondiales (CVM) constitue autant de difficultés à surmonter. De plus, les fonds empruntés atteindraient des sommets et le surendettement des Etats accentuerait la pauvreté.Un Plan de régionalisation de la production en zone Europe Afrique qui prônerait une voie plus efficiente pourrait se révéler indispensable. Car l'heure de la mondialisation, l'Afrique ne pourra réussir qu'en travaillant davantage avec les grands marchés de consommateurs dont les entreprises implanteraient sur son sol la fabrication de produits ou d'étapes de CVM d'une industrie manufacturière des biens de consommation pourvoyeuse d'emploi et de richesse, mais aujourd'hui surtout installée en Chine. L'expansion de cette dictature arrogante qui menace de nombreux pays est dangereuse. Il est urgent de restaurer certains équilibres, mais aussi d'en créer de nouveaux afin de préserver la paix et la démocratie dans le monde ainsi que cela est suggéré dans la tribune Réduire notre dépendance à la Chine, c'est possible!, publiée dans Le Figaro.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Le début d'une période de « Trente glorieuses » en Afrique ?

Il serait utopique de viser une industrialisation simultanée de plusieurs dizaines de pays d'Afrique dont les capitaux nécessaires seraient introuvables (pour exemple, le plan d'électrification de l'Afrique porté par l'ancien ministre français Jean Louis Borloo qui réclamait un financement de 250/300 milliards d'euros, a finalement été abandonné). Un premier plan d'une dizaine de milliards d'euros,étalé sur 3/5 ans, mais d'abord concentré sur un périmètre déterminé s'avérerait pragmatique. Ce programme de développement de l'industrie africaine pourrait s'initier à partir de pays situés sur la façade atlantique ou proches de celle-ci. Cette situation géographique permettrait en outre de faciliter les échanges avec les deux grands marchés de consommateurs que sont l'UE et les Etats-Unis. Les parcs d'activités modernes et sécurisés qui seraient financés par les institutions internationales et des pays souhaitant contribuer, accueilleraient les outils de production d'enseignes européennes, américaines ou non occidentales et souvent des PME locales. Pour exemple, plusieurs critères objectifs pourraient motiver l'implantation en République démocratique du Congo (RDC) d'un cluster industriel dédié à la fabrication d'éléments électroniques et à l'assemblage de produits numériques. Les processus d'intégration industrielle pourraient à terme, produire des écosystèmes complets et performants. L'industrialisation serait progressive, mais de nombreux entrepreneurs et chômeurs issus d'autres Etats bénéficieraient rapidement d'opportunités au sein d'un maillage dense d'entreprises. Au fil des ans, la prospérité s'étendrait et profiterait au plus grand nombre. Ce changement de paradigme pourrait ainsi marquer le début d'une période de « Trente glorieuses » en Afrique.

À lire également

  • Tribune : Existe-t-il un capitalisme africain ?
  • Les fonds d’investissement ou la bonne recette de l’africapitalisme
  • Pour une nouvelle doctrine de l’aide publique au développement
  • Les leaders d'Afrique francophone doivent encourager les jeunes à entreprendre et créer de la valeur

(*) Francis Journot est consultant, entrepreneur et ancien éditeur de presse professionnelle économique et sociale. Il entreprend de la recherche en économie dans le cadre des projets International Convention for a Global Minimum Wage et Africa Atlantic Axis (AAA program).

Francis Journot

Sur le même sujet

  • 1

    PPP & ESG : pour une nouvelle alliance de confiance et d’impact en Afrique

  • 2

    PSG : quand le soft power africain dérange

  • 3

    « La Côte d'Ivoire s’inscrit dans l'ère du temps en matière de talents » (Mamadou Touré)

  • 4

    Sécurité maritime en Afrique : l’impératif oublié de l’attractivité