L'épargne salariale pour financer sa retraite

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Les plans d'épargne à la disposition des salariés des entreprises de plus de cinquante personnes constituent un placement sûr, au succès jamais démenti.

Le dernier sondage réalisé par le CSA pour le Club de l'Épargne Salariale révèle que les deux tiers des salariés ayant investi dans l'épargne salariale au cours des 12 derniers mois ont souscrit à un PEE (Plan épargne entreprise). Ce dispositif, de même que le Perco (Plan d'épargne retraite collectif), permet de se constituer une épargne de long terme, sous la forme d'un portefeuille d'actifs financiers.

Le dispositif est alimenté par abondement de la part de l'employeur ou de versements de l'employé qui peut y consacrer jusqu'au quart de son salaire annuel. À condition de respecter la durée minimale d'immobilisation des fonds (5 ans pour le PEE - jusqu'à la retraite dans le cas du Perco), le rendement de ces produits (dividendes, plus-values), sont exonérés de l'impôt sur le revenu. Un élément qui explique le succès sans cesse grandissant de ce type de dispositif d'épargne collectif.

Selon l'enquête annuelle menée par l'AFG, l'association française de la gestion financière, les encours gérés des Perco (plan d'épargne retraite collectif) ont ainsi atteint 4,8 milliards d'euros au 30 juin 2011, en progression de 40 % sur un an. Près de 135.000 entreprises mettent à disposition de leurs salariés un Perco, soit 20 % de plus que l'année précédente et, en tout, ce sont aujourd'hui 890.000 salariés qui en bénéficient, soit ici aussi une augmentation de 40 % par rapport à l'an dernier.

« La crise a accéléré la collecte sur ce placement », confirme le Club de l'Épargne Salariale. À une grande majorité (83 %), les bénéficiaires interrogés par le CSA sont d'ailleurs satisfaits de la façon dont ont été gérés leur épargne pendant la crise. Quant aux performances elles mêmes, elles restent convaincantes pour 55 % d'entre eux, contre 59 % en 2010. D'après l'AFG, la retraite est la première finalité de l'épargne salariale pour 48 % des salariés ayant investi dans ce dispositif dans les 12 derniers mois : 35 % d'entre eux la destinent à la constitution d'un capital pour de grosses dépenses, 21 % pour l'acquisition de la résidence principale et 15 % pour la constitution d'un capital pour prévenir les dépenses liées à la dépendance.

Parallèlement, le poids des fonds convertis à l'Investissement Socialement Responsable (ISR) qui entrent dans la constitution de ces produits ne cesse d'augmenter. De quoi lui conférer un statut durable, plutôt rassurant pour les investisseurs.

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