Rendement de l'assurance-vie : les banques à la traîne

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Avec un encours de 1682.3 milliards d’euros à fin octobre 2017, l’assurance vie est le placement financier préféré des Français, rappelle l'étude de CLCV.
"Avec un encours de 1682.3 milliards d’euros à fin octobre 2017, l’assurance vie est le placement financier préféré des Français", rappelle l'étude de CLCV. (Crédits : CC0 Creative Commons/Pixabay.)
Une étude de l'association de consommateurs CLCV met en lumière les disparités de rendement entre les différents établissements proposant des contrats d'assurance-vie. A ce petit jeu, les banques s'en sortent moins bien.

L'assurance-vie est loin de rapporter la même chose d'un contrat à l'autre, avec des rendements dans l'ensemble peu élevés de la part des banques par rapport aux autres acteurs, selon un comparatif publié mardi par l'association de consommateurs CLCV.

"L'assurance-vie n'est pas une notion si bien maîtrisée par les consommateurs et (...) la pratique des professionnels manque de clarté", regrette plus généralement CLCV, soulignant que certains clients mettent ce placement sur le même plan que le livret A, produit d'épargne le plus répandu en France.

Parallèlement à une enquête d'opinion sur l'assurance-vie, l'association a adressé un millier de questionnaires - un par type de contrat -, aux professionnels, parmi lesquels des assureurs traditionnels comme Generali, des mutuelles comme la MACSF et des banques comme BNP Paribas, via sa filiale Cardif.

Plus de la moitié des professionnels n'ont pas répondu à l'enquête

Pour CLCV, dont c'est la première étude de ce type -et qui regrette que plus de la moitié des professionnels n'aient pas répondu-, le constat est clair: la catégorie "banque" est moins performante.

"Sur la performance servie aux clients, un premier constat s'impose: la différence (...) entre les assurances vie commercialisées par les banques et celles proposées par les assurances ou les mutuelles - sur 8 ans, 22,62% contre 27,96%", souligne-t-elle.

"Dans le classement de tête, nous retrouvons notamment des contrats distribués par des courtiers et des associations alors qu'en fin de tableau, les banques sont plus présentes", ajoute l'association, qui précise ne pas s'être circonscrite aux contrats actuellement commercialisés et prendre en compte ceux fermés aux nouvelles souscriptions.

Un basculement vers des frais de gestion plus importants

Ces chiffres s'entendent nets des frais prélevés par les organismes. Sur ce plan, CLCV note la tendance des professionnels à diriger leurs clients vers des contrats à frais de souscription moindres mais à frais de gestion plus importants. Cela peut signifier qu'un versement coûtera moins cher mais que le montant prélevé chaque année au titre des frais de gestion sera plus important.

L'association prend au passage sa part dans le débat sur l'articulation entre fonds en euros et unités de compte. Les premiers offrent une sécurité aux clients en garantissant leur capital, mais le bas niveaux des taux les rendent de plus en plus coûteux pour les professionnels, qui réorientent largement leurs clients vers les seconds, plus risqués mais au rendement plus élevé.

"L'argument présenté est celui d'un surcroît de rentabilité mais c'est oublier les inconvénients de cet actif", prévient CLCV. "Le client perd sa garantie en capital, il paie plus de frais de gestion."

|Lire aussi : Le gouverneur de la Banque de France appelle l'assurance-vie à se réinventer

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 29/11/2017 à 12:28 :
l'oat 10 ans est a 0.6%........ avec 0.6% de frais, les fonds inestis en souverain francais auront donc dans moins de 10 ans une rentabilte nulle ( fiscalisee a flat tax quand meme)........... c'est la france qui va avoir des soucis pour placer sa dette!

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