La baisse des taux de crédit compense-t-elle la hausse de l'immobilier ?

 |   |  304  mots
(Crédits : DR)
Geoffroy Bragadir, fondateur du courtier en crédits Empruntis.com, analyse l'évolution du "pouvoir d'achat immobilier"

Après une fin d'année 2008 noire et une année 2009 très timide, 2010 semble s'engager sur de bons rails pour les acquéreurs, et ce, grâce à des éléments de conjoncture de plus en plus favorables. Tout d'abord, les taux d'intérêt destinés aux particuliers restent exceptionnellement bas (plus de 1,5 point de baisse par rapport au point le plus haut en octobre 2008). Ensuite, les prix ont baissé de l'ordre de 15 % entre 2008 et aujourd'hui.

Comment ces deux facteurs se traduisent-ils concrètement sur le pouvoir d'achat immobilier des emprunteurs ? Le premier constat, et les chiffres sont effrayants, est qu'entre 1998 et 2008, le pouvoir d'achat immobilier des Français s'est atrophié de plus de 60 % en tenant compte seulement de l'évolution des prix et des taux d'emprunt. En 1998, un couple qui remboursait 1.500 euros grâce un prêt sur vingt ans pouvait acquérir un bien de 184 m2. En 2008 ? Seulement 76 m2.

Or, depuis fin 2008, les conditions se sont améliorées grâce à la spectaculaire baisse des taux. Ainsi, ce même couple pourrait maintenant s'offrir 94 m2, soit près de 20 m2 de mieux. Bien entendu, il ne s'agit que de moyennes de prix nationales et de conditions d'octroi pour l'emprunt, et chaque cas est particulier. Il n'en demeure pas moins que l'avenir reste incertain.

Comment évolueront les conditions d'achat dans les mois à venir ? Nous sommes aujourd'hui à une période charnière : les prix des biens immobiliers ne semblent plus baisser, certaines agglomérations enregistrant déjà des hausses. Quant aux taux d'intérêt sur le crédit immobilier, ils ont atteint un plancher. Dans ce contexte, mieux vaut ne pas trop attendre pour concrétiser son projet immobilier.

Pour accéder à toutes les questions pratiques, cliquez sur le lien ci-dessous.

Retrouvez, tous les jours dans La Tribune, une nouvelle "question pratique".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 02/06/2010 à 8:56 :
maintenir des taux bas est une "politique" en temps de crise , mais si ceci ne permet pas de laisser le marché baisser s'il doit baisser ! n'est à mon avis pas bon ! nombre de jeunes ne peuvent plus acheter depuis le doublement des prix de la dernière décennie , leurs salaires n'augmentent pas, les loyers se maintiennent chers : pas de bouffée d'oxygène pour eux , car il faiut maintenir les marges des promoteurs et acteurs du marché....
a écrit le 22/05/2010 à 8:31 :
il serait préférable d'avoir les données médianes moins influencées par les valeurs extrêmes.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :