Les produits pour gagner... quand la Bourse baisse !

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Le grand public a désormais accès à des outils bien utiles en cette période de turbulences boursières. Lyxor vient de lancer deux nouveaux produits de ce type.

Les accès de nervosité constatés sur le marché la semaine passée ont rappelé qu'il est toujours opportun de couvrir son portefeuille lorsque la situation devient incertaine.

Très sensibles à la volatilité des cours, des produits tels que les warrants et les options en général s'apprécient rapidement et perdent donc une partie de leur attrait pour l'investisseur de moyen et long terme. Sans compter qu'ils sont difficiles à manier pour le néophyte. Fort heureusement, il existe depuis quelques années des fonds et des certificats qui permettent de jouer plus sereinement la tendance baissière d'un indice ou d'un actif particulier, une fois celle-ci confirmée.

Dans l'iconographie boursière anglo-saxonne, le taureau (bull) est associé aux marchés haussiers et l'ours (bear) aux marchés baissiers. C'est la raison pour laquelle le terme « bear » est souvent employé pour désigner ces produits auparavant réservés aux professionnels. Ainsi, le fonds « Elan Indice Bear », un OPCVM classique proposé par Rothschild & Cie, procure à ses souscripteurs la performance inverse de celle du CAC 40. Cotés en Bourse, plusieurs ETF (ou trackers) fonctionnent selon le même principe, parfois avec un effet de levier financier, et ont pour référence de grands indices européens, américains et asiatiques.

Quant au tracker « Lyxor ETF Daily ShortDAX x2 », disponible depuis le 22 avril dernier, il multiplie par deux et à l'inverse la performance du DAX, l'indice phare allemand. Encore plus original, il est même possible de parier la hausse des taux (et donc la baisse des obligations). C'est le cas de « Lyxor ETF Daily Double Short Bund », qui réplique deux fois la performance inverse du contrat future Bund, représentatif d'un portefeuille d'obligations de l'Etat allemand de maturité 10 ans. Au-delà des actions et des obligations, on peut aussi se couvrir sur des actifs moins traditionnels. Ainsi, BNP Paribas propose un certificat répliquant l'inverse de l'indice de l'EPRA NAREIT Eurozone, ce qui permet de se protéger contre une baisse de l'immobilier au sein de la zone euro, ou, plus précisément, de tirer parti de la baisse de valeurs foncières cotées principalement sur les Bourses française (plus de 50 % de l'indice), hollandaise, belge et allemande. Il permet donc de se protéger contre une baisse des prix immobiliers au sein de la zone euro.

A manier avec précaution

La Société Générale a, quant à elle, émis des certificats « bear » sur des matières premières comme l'énergie, les métaux de base ou les produits agricoles. Parmi ceux-ci figure par exemple le certificat « 100% Bear Quanto Brent » pour jouer la baisse du prix du pétrole en dollars tout en se couvrant du risque de change, c'est-à-dire en se protégeant des fluctuations de cours entre l'euro et le dollar. Ces produits sont peu chargés en frais. Bien sûr, ils sont à utiliser avec précaution car les mouvements de hausse peuvent être tout aussi violents que les baisses.

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Commentaires
a écrit le 08/05/2010 à 5:19 :
attirer l'épargne sur des produits de spéculations "grand public" voilà donc la solution !!! Non bien sûr, ces produits devraient subir une surtaxation voir même leur interdiction du fait que ce type de produits sont à l'origine des produits toxiques. L'article est bien trop complaisant, même s'il indique "à manier avec précaution" le seul gagnat véritablement sera le banquier et les perdants l'économie réel et la maajorité des épargnants
a écrit le 07/05/2010 à 17:54 :
A nouveau confusion classique entre inverse et oppose, ca devient fatiguant... Aussi il convient de dire que dans ce genre d'instruments, les pertes sont illimitees et les gains limites, ce qui devrait normalement faire reflechir.
a écrit le 07/05/2010 à 16:54 :
Comme les actions : pièges à pigeons.
Je dirais comme Pifou : terrain à batir mais aussi et surtout à jardiner pour pouvoir manger + l'or ( + de 20% de progression en mois de 4 mois + de 400% depuis 10 ans à comparer avec les actions - - - ) qui n'est pas près de s'arrêter de monter : chute de l'Euro , et pour bientôt le Dollard (qui vaut moins que le papier chiot).
a écrit le 04/05/2010 à 13:40 :
Le bon produit ? Le terrain à bâtir, en choisissant intelligemment le secteur.
a écrit le 03/05/2010 à 19:38 :
Ca fait des années que ces produits existent. Et ils ne servent pas qu'à spéculer, il peuvent aussi servir à se couvrir : plutôt que de vendre des positions, éventuellement bloquées, il est possible d'acheter des produits pour compenser une éventuelle perte. C'est la raison pour laquelle ces produits avaient été créés initialement (hedging = couverture).
a écrit le 03/05/2010 à 9:40 :
"à utiliser avec précaution". J'aurais volontiers ajouté un s. Car si ces produits sont une mutualisation de produits individuels courants (call/put), ils comportent les mêmes risques: jouer à contre courant. Et à l'heure du procès du trading (Kerviel), et de la disparition des traders au profit d'ordinateurs hyper réactifs, il faut avoir une sacré dose de confiance dans sa propre analyse pour s'y essayer.

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