"C'est le moment d'investir sur les actions européennes"

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Giles Worthington, reponsable de l'équipe actions européennes chez M&G met en avant les arguments en faveur des capitalisations moyennes sur le Vieux continent.

Est-ce le bon moment pour un particulier pour acheter des actions ?

Oui, c'est vraiment le moment d'investir sur les actions européennes. Car les gens ont peur a cause de tout un ensemble de mauvaises nouvelles. Or les investisseurs particuliers hésitent souvent trop avant de rentrer sur le marché, car ils attendent les bonnes nouvelles. Résultat : ils arrivent trop tard ! Il est opportun d'investir en ce moment car les valorisations sont très basses. Les marchés ont déjà pris en compte toutes les mauvaises nouvelles, ils ont réagi excessivement. Et vous investissez en actions pour au moins cinq ans, pas pour faire du trading à court terme.

Que pensez-vous des valeurs moyennes ?

En termes de valorisations, dans l'ensemble les grandes valeurs sont moins chères. Mais le prix moyen n'est pas toujours le meilleur critère à prendre en compte. Le plus important pour les sociétés européennes, c'est leur activité et leur leadership sur leur marché. Sur ce terrain, les valeurs moyennes marquent des points. La richesse est aujourd'hui à l'Est, en Chine et en Inde, alors que l'Ouest s'appauvrit : rester leader sur son marché est donc une question de survie pour les sociétés européennes.

Les valeurs moyennes sont-elles plus risquées que les grandes capitalisations ?

Elles sont plus volatiles. Ce qui ne veut pas nécessairement dire qu'elles soient plus risquées en termes d'activité. Le risque réside plutôt du coté financier. Une grande société obtiendra toujours un financement auprès des banques. Ce n'est pas nécessairement le cas pour de plus petites compagnies. Mais un bilan de qualité et souvent une structure capitalistique familiale, rassurent les banques, car cela donne un grande souplesse d'adaptation à la société. Avant d'investir il faut donc examiner le bilan, la dette et les cash flows.

Pouvez-vous donner quelques exemples ?

Ipsen, un groupe bio pharmaceutique, contrôlé majoritairement par une famille, dispose d'anciens médicaments qui ont fait leur preuve et sont de véritables « machines à cash ». Du coup, la société peut utiliser ce cash-flow récurent pour financer sa recherche-développement. Les délais liés au développement de nouveaux médicaments peuvent constituer des risques comme ce fut le cas vendredi avec Roche, mais à long terme les perspectives sont solides. Autre exemple : April, un courtier spécialisé dans l'assurance santé et la prévoyance. J'aime bien cette société, elle aussi contrôlée par une famille, car elle va bénéficier du désengagement de l'Etat des politiques de couverture sociale, ce qui va conduire les particuliers à renforcer leur assurance santé.

 

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