Plus de cinq ans après le début de la crise des subprimes, le marché de l'immobilier américain est désormais en phase de reprise. Une bonne nouvelle pour l'économie dont le secteur de l'immobilier a "freiné la croissance entre 2009 et 2011", explique l'économiste Inna Mufteeva, chez Natixis.
Depuis 2012, la construction présente des signes de reprises, de même que les prix. Les ventes de maisons neuves aux Etats-Unis relevées par le ministère se sont ainsi élevées à 444.000 entre novembre 2012 et octobre 2013, Soit une hausse de 25,4% sur un an.
En matière de prix également, "le marché immobilier est en train de rebondir. Après un point bas atteint à la fin 2011, les prix reprennent leur marche en avant : ils ont crû de 11,2% entre le troisième trimestre 2012 et le troisième trimestre 2013", explique Victor Pagès, fondateur de My US Investment, cabinet de conseil spécialiste du marché immobilier américain.
Le marché immobilier outre-Atlantique est clairement entré dans une phase de rattrapage, après une division des prix entre 2007 et 2011 par deux ou plus dans certaines régions comme la Floride.
Si les hausses de prix récentes sur un an sont impressionnantes, il est en revanche trop tôt pour évoquer le risque de formation d'une nouvelle bulle immobilière. "L'indice des prix est désormais revenu au niveau de 2004 et reste bien en dessous de l'avant crise", indique Inna Mufteeva qui juge
De même, en matière de construction le marché est devenu plus raisonnable. On ne prend plus le risque de construire des "villes fantômes" comme cela a pu être le cas avant la crise où "2 millions de logements étaient mis en chantier par an", se rappelle l'économiste de Natixis, soit plus que les besoins de la population qui s'élèvent désormais entre "1,5 et 1,7 million de logements par an", ajoute Inna Mufteeva. Désormais, les mises en chantier sur un an s'élèvent à environ 900.000 unités.
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En outre, après un défaut, "il faut un certain nombre d'années pour pouvoir représenter un dossier de crédit. Nous ne sommes vraiment plus dans un schéma où l'on prêtait à 110% à sans trop de difficulté", assure-t-il.
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