Immobilier : en 2013, les prix ont reflué... doucement

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Les transactions dans l'immobilier ancien ont été en repli de 5,1% en 2013, soit 668.000 transactions de logements, selon la Fnaim.
Les transactions dans l'immobilier ancien ont été en repli de 5,1% en 2013, soit 668.000 transactions de logements, selon la Fnaim. (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Les prix de l’immobilier ont reculé de 2,9% en 2013 par rapport à 2012, selon la fédération nationale de l’immobilier (Fnaim). Le nombre de transactions a, lui, baissé de 5,1%.

En France, cela devient une habitude, les transactions immobilières dans l'ancien baissent davantage que les prix. La Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) a ainsi fait état mardi de transactions en repli de 5,1% l'an dernier, estimant que 668.000 transactions de logements anciens ont été conclues en France, assorties d'un léger effritement des prix de 2,9%. Ce niveau d'activité reste bien inférieur à ceux enregistrés avant la crise des subprimes, ainsi qu'en 2010 et en 2011.

Conjoncture économique dégradée

La fédération, qui rassemble quelque 12.000 adhérents (administrateurs de biens, réseaux d'agences immobilières, aménageurs...), explique cette baisse par "une conjoncture économique dégradée, une fiscalité galopante, des prix élevés, un projet de réforme de la location très contesté" et parle d'une "année difficile" pour un marché immobilier "heureusement soutenu par des taux d'intérêt historiquement bas". Le "manque de confiance en l'avenir" et la "crainte de l'impôt sur la plus-value", estime la Fnaim, ont alimenté l'attentisme des vendeurs, réduisant une offre de logements déjà structurellement insuffisante en raison de la faiblesse de la construction de logements neufs.

Et du côté de la demande, nombre de candidats acquéreurs, "en particulier les primo-accédants, n'ont plus les moyens d'acquérir leur logement ou hésitent à s'endetter par crainte pour leur situation professionnelle". Ce "retrait parallèle de l'offre et de la demande ont empêché la formation de stocks importants à la vente et ont limité la baisse des prix", analyse la Fnaim.

Les prix reculent légèrement

Sur la France entière, tous logements anciens confondus, les prix n'ont pour leur part pas brutalement reculé comme cela est attendu par les acquéreurs dans les zones tendues. Ils ont au final baissé en 2013 de 2,9% par rapport à 2012, selon la Fnaim. Le repli est plus marqué en province (-3%) qu'en Ile-de-France (-2,5%), et dans l'habitat collectif que dans l'individuel : la baisse du prix des appartements a été de 3,5% sur la France entière, plus forte en province (-3,8%) qu'en Ile-de-France (-3%).

De fortes disparités sur les prix des maisons

Enfin, les prix des maisons sont en recul de 2,5% sur la France entière, avec la même tendance plus marquée en province (-2,6%) qu'en Ile-de-France (-1,8%). Sur la France entière, en 2013, le prix moyen au m² est de 3.298 euros pour les appartements (-3,5%) et de 2.106 euros pour les maisons (-2,5%). Aux deux extrêmes, l'Ile-de-France, affiche un prix moyen des appartements à 5.130 euros/m² tandis que la Franche-Comté, à 1.628 euros le mètre carré est trois fois moins chère.

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Commentaires
a écrit le 15/01/2014 à 10:09 :
autre chose seul bémol dans mon département et surement ailleurs dans l'ancien ! Mrs les Maires feraient bien d'appliquer les lois a la lettre au lieu de laisser les factures aux acheteurs en ce qui concerne l'assainissement non conforme et bien d'autres choses. Marre de la spéculation douteuse sur un bien laissé a l'abandon. Bonjour les dégâts parfois. La pierre... cela s'entretient pour obtenir une bonne rentabilité du bien.
a écrit le 15/01/2014 à 10:04 :
J'aimerai bien qu'on améliore le pouvoir d'achat des ménages primo accédants sans subventions couteuse pour l'état. Bref quand pourra t'on enfin payer en plusieurs fois donc en douceur les frais annexes des agences immobilières et des frais de notaire sans passer par la case crédit banque vu que ces profiteurs ont fermés le robinet depuis la crise. Moi je suis prête a payer le vendeur directement, intérêt compris mais j'ai besoin d'un coup de pouce pour les frais annexes. La solutions est simple et relance le marché indirectement. Nous avons la possibilité de la location vente ou mieux de la vente a terme beaucoup plus réaliste que le viager occupé. Le vendeur gagnerai lui même les intérêts en contre partie etc... mais voilà tout le monde veut de l'argent vite et rapide alors que les meilleurs investissements sont rentables sur le long terme.
a écrit le 14/01/2014 à 19:16 :
L'immobilier baisse mais n'affolons pas le chalant tant que la hausse des taux n'est pas l'oeuvre et ne panique les vendeurs potentiels qui sont confortablement assis sur des paradigmes d'hier... l'immobilier cela monte tout le temps.... c'est toujours bon d'acheter une plus-value est toujours à la clé.....
Réponse de le 14/01/2014 à 19:25 :
L'immobilier ne monte pas tout le temps, il obéit à des cycles assez réguliers de 7/8 ans (et ça les investisseurs confirmés le savent très bien).
a écrit le 14/01/2014 à 19:14 :
Etonnant que la FNAIM ne mentionne pas de prix pour Paris... quant au reflux des transactions, peut-être faudrait-il se questionner sur les fermetures d'agences adhérentes sur 2013? le nombre d'agences en périmètre n'est pas le même, alors parler de baisse n'a pas forcément de sens si il n'y a pas de pro-forma....
a écrit le 14/01/2014 à 18:17 :
Hello, un article intéressant mais je parie qu'on aura dans une semaine, un article contradictoire qui va dire que c'est la hausse. L'immobilier est en baisse et fortement. Les chiffres présentés sont mis sous une forme "light". Bizarre, aucune pancarte à vendre mais les agences ont beaucoup à vendre. c'est un jeu de communication pour "ne pas affoler" les moutons que nous sommes. dites la vraie vérité et la vraie baisse et non celle arrondi..
a écrit le 14/01/2014 à 17:10 :
"réduisant une offre de logements déjà structurellement insuffisante en raison de la faiblesse de la construction de logements neufs"?
Je ne crois pas que le fond du problème soit la quantité de logements neufs, mais l'adéquation entre l'offre de logements et les offres emplois. Évidemment les zones touristiques échappent à cette règle, car il y a des retraités (qui donc ne travaillent pas, ou moins souvent, du moins) et des touristes (qui sont en vacances ou voyage d'affaires).
Ce problème "bave" sur le transport aussi, avec des transports publics saturés dans les zones dynamiques en termes de logements et des embouteillages récurrents (la défense, l'A1, ...) et un AR par jour hors vacances scolaire dans des zones rurales.
Peut-être que le problème est la politique de maîtrise du territoire et l'hyper concentration, et non le marché de l'immobilier.
Normalement un système capitaliste "parfait" devrait résoudre le problème : du foncier moins cher, de l'immobilier moins cher (des coûts de personnel moins élevé (car chômage élevé), cela entraînerai des charges de fonctionnement de 5 à 20% inférieurs, donc un marge potentielle supérieure. Ce serait équilibration du marché.
Pourquoi cela ne se fait pas? J'ai quelques éléments de réponses, mais un article serait pertinent.
a écrit le 14/01/2014 à 16:59 :
Quand on commence à faire sauter les aides à la pierre style PTZ pour l'ancien qui était déversé avec les droits sans aucun devoir, comme par hasard, les prix baissent, comment se fait-ce?
Réponse de le 15/01/2014 à 1:59 :
Supprimons les APL, nous verrons combien de bailleurs pourront encore encaisser plus de 700 euros sur le dos de SMICards et des contribuables... Aussi, nous verrons si ces cages à poule continue à se vendre à plus de 150 000 euros (car on peut les louer très cher en intégrant les aides des pauvres dans les prix). Enfin, je doute qu'on soit toujours moins solvable à 1600 euros sans aide qu'à 1000 euros comme c'est le cas actuellement lorsque l'on vous explique que vous en avez pour 300 euros de votre poche.
Réponse de le 15/01/2014 à 10:15 :
je suis bloqué dans un logement qui me coute au bout de 6 ans (augmentation annuelle) hors charges plus de 740 euros avant augmentation indice 2014 et qui charges comprises me coute 1000e par mois. Merci un grand merci. je suis épuisé financièrement et je n'arrive même plus a déménager vu les prix et frais et on me refuse l'achat pour une mensualité inférieure. On marche sur la tête.
Réponse de le 15/01/2014 à 22:21 :
Et à votre avis si votre loyer comme tant d'autres est aussi élevé, c'est à cause de ... ? Eh oui, les aides au logement, directement encaissées par les bailleurs qui les intègrent au loyer.
Réponse de le 16/01/2014 à 7:14 :
Et eux ne profitent pas du système : NON
Réponse de le 16/01/2014 à 11:09 :
NON, eux ne sont pas des assistés de la rente immobilière! Ils méritent de siphonner les revenus de leurs concitoyens car ils sont nés plus tôt ou avec les poches pleines!

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