Immobilier en Chine : premier repli des prix depuis deux ans

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Les prix immobiliers dans les principales métropoles chinoises ont enregistré en mai leur première baisse mensuelle depuis juin 2012. Ceci confirme le refroidissement du marché immobilier chinois. Le prix moyen d'un logement neuf dans 100 des plus grosses villes du pays a reculé de 0,32% en mai par rapport à avril, à 10.978 yuans (1.306 euros) le mètre carré, selon le cabinet China Index Academy qui a réalisé l'étude.
Les prix ont cédé du terrain dans 62 des 100 villes étudiées, a précisé le cabinet. Sur les 10 premières villes chinoises, seules Pékin et Tianjin ont enregistré des hausses. A Pékin, le prix du mètre carré a progressé d'un maigre 0,69% en mai par rapport à avril. A Shanghai, en revanche, les prix ont reculé de 0,43% sur un mois.
En revanche, en glissement annuel, les prix des logements neufs ont tout de même progressé le mois dernier de 7,84% par rapport à mai 2013, un ralentissement après la hausse de 9,06% sur un an enregistrée en avril. A Pékin, les prix des logements neufs pour mai sont pour leur part en hausse de 22,39% sur un an, tandis que Shanghai a connu un bond de 14,59%, mais ces taux de progression représentent pour ces deux villes… de forts ralentissements.
Dans 31 villes sur 100, les prix immobiliers ont tout de même fondu par rapport à il y a un an, poursuit l'étude: à Wenzhou, métropole de l'est de la Chine connue pour le dynamisme de ses entrepreneurs, les prix ont même chuté de 8,30%.
Depuis plusieurs mois, les experts s'accordent à décrire une détérioration persistante du marché immobilier chinois après des années d'envolées fiévreuses, pointant le durcissement des conditions de crédit, les difficultés financières des promoteurs, et l'attentisme des acheteurs persuadés que les prix vont encore baisser davantage.
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Les autorités chinoises ont tenté depuis plus de trois ans d'endiguer la montée des prix de l'immobilier, en multipliant les restrictions sur l'achat d'un deuxième, voire d'un troisième logement, ainsi que des taxes plus importantes. Mais, dans le même temps, c'est avec les ventes de propriétés et de terrains aux promoteurs que les gouvernements locaux engrangent une part importante de leurs revenus.
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